10ème congrès de l’Unjci : Palabres, désordre, insécurité et mauvaise foi au rendez-vous

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L’élection du nouveau président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), prévue se tenir le 21 juillet dernier à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères au Plateau, n’a pu avoir lieu. La raison ? Les candidats Jean-Claude Coulibaly, Lance Touré et Franck Ettien, d’un côté, et les congressistes, de l’autre, n’ont pu s’entendre sur les principes essentiels de l’élection du successeur du président sortant Moussa Traoré.

Le nerf de la guerre a été le vote par procuration. Le candidat Jean-Claude Coulibaly a vu sa requête de vote par procuration accompagné de la photocopie des cartes de journaliste professionnelle rejetée par la majorité des congressistes.

César Etou, le président du 10ème congrès de l’Unjci, a dû suspendre les travaux afin de convoquer, séance tenante, les 3 candidats à un conciliabule. Visiblement, ce compromis avait permis à ces derniers de se mettre d’accord pour que le vote puisse, enfin, se dérouler.

Les congressistes, au vu des accolades et salutations fraternelles entre Franck Ettien, Jean-Claude Coulibaly et Lance Touré, avaient vite fait de penser à un retour au calme. Pensant même à une bonne leçon aux hommes politiques. Mais, contre toute attente, Jean-Claude Coulibaly s’est saisi du microphone pour remettre en cause tous les points d’accord obtenus à l’issue de la rencontre avec le président du congrès pour que l’élection ait finalement lieu.

Sur-le-champ, César Etou a pu obtenir un second entretien, mais, cette fois-ci, dans une salle sous tension. Les congressistes ont finalement décidé que le vote par procuration soit purement et simplement annulé. Ne devaient donc prendre part au vote que ceux qui étaient présents dans la salle. L’heure était très avancée.

Puis, des électeurs qui avaient donné des procurations à leurs connaissances ont débarqué sur les lieux. Et César Etou, suspecté par des partisans de Jean-Claude Coulibaly, est l’objet de menaces verbales, voire physiques. Ce qui oblige les forces de l’ordre à intervenir pour faire baisser la tension.

Le retour au calme précaire va se trouver perturbé par la tentative d’un individu de saccager l’urne et de déchirer les bulletins de vote. De justesse, le pire est évité. Dans un souci de transparence, César Etou finira par demander au comité d’organisation du congrès de faire vider la salle pour un autre contrôle d’identité des électeurs. Jean-Claude Coulibaly s’oppose vivement à cette décision et prend l’engagement d’assumer tout ce qui adviendra. Un groupe de ses partisans et lui ne mordent pas. Avant de se montrer favorables au report du scrutin, ils n’ont aucunement été contraints à sortir de la salle par les forces de l’ordre assignées à la sécurisation du scrutin.

En colère, les électeurs, qui semblaient ne pas être de leur bord respectent la recommandation du président du congrès. Tout en craignant de se faire agresser dans la cour du lieu de vote où les conditions de sécurité n’étaient plus garanties.

Les électeurs qui tenaient à voter envahissent l’auditorium du ministère des Affaires étrangères. César Etou, disant ne plus se sentir en sécurité, va capituler. La tension monte d’un cran. Les partisans de Franck Ettien et de Lance Touré soupçonnent le président du congrès de jouer le jeu de Jean-Claude Coulibaly et de ses proches qui avaient désormais opté pour un report du processus. Peu de temps après César Etou, aidé des forces de l’ordre, est conduit à son véhicule.

Les trois candidats ont promis animer des conférences de presse pour se prononcer sur ce 10ème congrès.

 

Doumbia Namory

 

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