3ème mandat d’Alassane Ouattara: Bédié appelle à la désobéissance civile

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Le président du PDCI-RDA, Aimé Henri Konan Bedié, a appelé, ce dimanche 20 septembre, à une désobéissance civile pour faire barrage au projet de 3ème mandat, d’Alassane Ouattara à une rencontre des partis des plateformes CDRP et EDS, au siège du PDCI, sis, à Cocody. « Face à cette forfaiture, un seul mot d’ordre, irréversible, incompressible, la désobéissance civile », a-t-il martelé dans un tonnerre d’applaudissements.

Le candidat du vieux parti a expliqué qu’après 2011, les Ivoiriens ont nourri beaucoup d’espoir pour la réconciliation avec la création de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Malheureusement, a-t-il souligné, cet espoir a laissé progressivement place à la désolation et la tristesse avec des atteintes graves aux libertés publiques, consacrant ainsi, un net recul de la démocratie. Entre autres manifestations, les emprisonnements des opposants, les répressions des violentes des manifestations. Dans cette optique, le président Bédié  a dénoncé le projet de 3ème mandat du chef de l’Etat, qui fera-t-il remarquer, est en violation totale de la loi fondamentale.  « Cette forfaiture ne saurait être tolérée par le peuple souverain de Côte d’Ivoire », a avancé l’octogénaire, avant d’ajouter « Nous sommes là pour exprimer notre farouche opposition à cette violation de la Constitution. Il nous revient d’agir pour protéger l’équilibre de la Nation ». Le président du PDCI a estimé qu’en validant la candidature d’Alassane Ouattara, le Conseil constitutionnel donne les arguments légitimes au peuple de Côte d’Ivoire pour se soulever.

Patrice Saraka, responsable du COJEP a lu au nom des plateformes et des autres partis une déclaration commune, dans laquelle, les partis ont réaffirmé leur intention claire de prendre part aux élections. Toutefois, ils exigent que les conditions en vue de la transparence du scrutin soient réunies. Notamment, la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), la démission du président du Conseil constitutionnel, l’audit de la liste électorale.

Aussi ont-ils appelé à la mobilisation des populations en vue d’organiser des manifestations de protestation.

Tour à tour, Albert Mabi Toikeusse (UDPCI), George Amand Ouégnin (EDS),Koné Zié (LIDER), Boni Claverie (URD) et Soro Brahima (CRDP) se sont succédés à tribune pour réaffirmer  leu soutien à une action concertée de l’opposition.

César Ebrokié

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