Des aides-soignantes du centre de santé urbain (Csu) de Koumassi

A l’occasion de leur journée nationale: Les aides-soignants dénoncent un traitement salarial au rabais  

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C’est demain, mardi 26 novembre, la journée nationale des aides-soignants de Côte d’Ivoire. Une première édition à l’initiative de l’Association des aides-soignants de Côte d’Ivoire qui a voulu que chaque 26 novembre, ces agents de santé soient mis en lumière.  Et cela, en vue de rendre hommage au professionnel de ce métier pour le travail  qu’ils abattent au quotidien mais aussi de dénoncer des pratiques illégales qui minent la profession.

En effet, l’aide-soignant a pour activité principale d’aider les personnes soignées qui sont dans l’incapacité d’assumer seules leurs besoins primaires. Ils assurent également le maintien de l’hygiène hospitalière en collaboration avec les agents des services hospitaliers. Et pourtant, ce corps de métier manque de reconnaissance ; leur proximité avec les malades n’en fait pas pour autant une profession « écoutée ».

« Quand j’étais en formation à l’infas, on entendait des choses. Mais sur le terrain c’est tout autre.  L’aide-soignant ne sait pas ce qu’il doit faire lui-même, alors chacun en profite. Les infirmiers en profitent. Les filles de salle en profitent. Pire, On a vu des aides-soignants entrain de nettoyer le sol. Ce qui n’est pas son travail. Il y a  tellement d’injustice », dénonce N’Gbai Ghislain, aide-soignant, fonctionnaire  affecté  au Centre de santé urbain (Csu) à Koumassi.

Pour N’Guessan Estelle, aide-soignante, les aides-soignants font plus qu’ils ne doivent faire. Pourtant, ils travaillent dans des conditions misérables. En plus, ils ne sont pas déclarés à la Caisse nationale de la prévoyance sociale (CNPS) pour ceux qui ne sont pas fonctionnaires. En effet, certains aides-soignants ont un statut de contractuel dans les établissements sanitaires. Donc, n’ont aucune protection sociale. Ce qui est une grave violation de la loi sur le travail en Côte d’Ivoire.

« Ici, nous sommes plus que des aides-soignants. Nous sommes des infirmières. Les médecins sont dans les bureaux. Le malade peut etre là, il n’y a personne pour s’en occuper. C’est nous qui faisons les soins », a-t-elle martelé.

Madame Djaha, également aide-soignante a, quant à elle, déploré leur condition de travail qui met souvent à mal le service quotidien, avant d’appeler le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique à se pencher sur leurs difficultés.  Et pour cette dernière, il est inadmissible que les aides-soignants des centres urbains aient un salaire en deçà de ceux de la fonction publique vu qu’ils font le même travail.

Khader Coulibaly

(Stagiaire)

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