Alternance au Niger : Issoufou Mahamadou (Chef de l’Etat) : “Ma décision (…) de ne pas chercher à me représenter est irrévocable“

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Il y a finalement de quoi à ne pas désespéré de l’Afrique. Le Président de la République du Niger, Issoufou Mahamadou, dans une interview publiée dans le magazine Jeune Afrique mercredi dernier, a affirmé qu’il ne sera en aucun cas, candidat à sa propre succession. “Ma décision de respecter la Constitution et de ne pas chercher à me représenter est irrévocable“, a affirmé le Chef de l’Etat nigérien.

Il n’en saurait été autrement puisque depuis le 31 mars dernier le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir) a officiellement désigné Mohamed Bazoum, le ministre de l’Intérieur comme le candidat à l’élection présidentielle de 2020. Et cela, avec la bénédiction du président Issoufou Mahamadou.

En réaffirmant cette position, le président Issoufou Mahamadou se présente comme un exemple en Afrique et en Afrique de l’Ouest particulièrement où deux Chefs de l’Etat en exercice (Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et Alpha Condé en Guinée Conakry) hésitent à céder  leur poste après bientôt 10 ans passés au pouvoir.

“[…] Si les chefs d’État ne montrent pas l’exemple, qui le fera à leur place ?“ S’est-il interrogé. Pour montrer qu’il est impérieux que les leaders politiques africains montrent l’exemple pour définitivement imposer la démocratie en Afrique.

“J’ai beau chercher, je ne trouve aucun argument qui justifierait que je me sente irremplaçable…“ a encore expliqué alors que les deux exemples cités plus haut, laissent croire qu’ils sont indispensables à leur pays. Et donc, irremplaçable. Issoufou Mahamadou va plus loin pour dire qu’il trouve arrogant pour un individu fut-il chef de l’Etat, de croire qu’il est irremplaçable alors qu’ils sont nombreux dans le pays à le remplacer.

“Nous sommes 22 millions de Nigériens, pourquoi aurais-je l’arrogance de croire que nul ne peut me remplacer ?“ S’est-il interrogé avec humilité.

Pour le Chef de l’Etat nigérien, la seule chose qui importe pour lui, “c’est 2021 et la première transition entre deux présidents démocratiquement élus dans l’histoire du Niger“. “Ce sera, a-t-il poursuivi, ma plus belle réalisation“.

 

Coulibaly Zié Oumar

 

 

 

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