Une vue des panélistes du Sweed lors de la première session sur le partage des bonnes pratiques

Capture du dividende démographique au Sahel: Les pays du Swedd s’engagent à Nairobi à poursuivre l’autonomisation de la femme

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Les pays du projet d’autonomisation des femmes et Dividende démographique au Sahel (Swedd), c’est-à-dire la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et le Bénin, se sont engagés à Nairobi à poursuivre leurs efforts pour l’autonomisation de la femme et la scolarisation de la jeune fille.  Ils l’ont affirmé hier au cours d’une session parallèle à la Conférence internationale sur la Population et le Développement qui se déroule en ce moment à Nairobi au Kenya.

La session a permis à chaque pays de partager les meilleures pratiques et approches innovantes pour soutenir l’autonomisation des femmes et des filles et la contribution des hommes à l’égalité des sexes. Ainsi, la Côte d’Ivoire par la voix de Dr. Souleymane Fadiga, du ministère de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, a présenté l’expérience du rapprochement des services de santé de la reproduction et du planning familiale.

Selon lui, « En 7 mois, cette approche nous a permis de toucher  1745 femmes qui ont adopté une méthode contraceptive moderne. 42% entre 10 et 24 ans et 58% pour plus de 25 ans ». L’expérimentation a cours dans 4 districts sanitaires.

De fait, dans ces districts, la progression générale de la prévalence contraceptive a été de l’ordre de 4,5%, selon Dr. Souleymane Fadiga. Qu’est-ce qui expliques cette nette progression ? Pour le panéliste ivoirien, c’est le fait d’avoir impliqué les jeunes dans le processus. Ce qui a instauré un dialogue permanent avec eux.

Pour autant, Dr. Fadiga, a relevé des difficultés nées d’une part de l’attitude négative du corps médical vis-à-vis des jeunes qui utilisent la contraception, la question du coût et celle du dernier kilomètre. « Parce que quelque soit le problème que nous abordons avec la population, c’est le dernier kilomètre. Toutes les privations se trouvent dans ce dernier kilomètre », a affirmé l’orateur. « Et nos stratégies devraient tenir compte de cela », a-t-il recommandé.

Le Ministre malien de l’Aménagement du territoire et de la population, Adama Tiémoko Diarra a révélé que grâce au Swedd, la Mali a pu maintenir 24.000 filles à l’écoles en leur apportant des transfère d’argent, des kits d’hygiène et médicaux et des moyens de déplacement (Vélo) pour aller à l’école.

Pour sa part, Dr. Néné Oumou Deffa Kane, Ministre des affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille de la Mauritanie, a fait observé que grâce au projet Swedd, « le taux d’abandon scolaire a reculé passant de 6,7% à 4 de 2016 à 2018 ».

Au Niger, ce sont 20 mille qui ont été enrôlé grâce au Swedd, selon Dr. Amadou Aissata Issa Maiga, Ministre de la Population du Niger.

Le Ministre de l’Economie et de la Planification du Tchad, Issa Doubragne a noté que plusieurs femmes ont été formées aux métiers et à la maintenance d’engins lourds. Ainsi qu’aux métiers des énergies renouvelables. Plusieurs jeunes filles grâce aux Swedd, ont été prises en charge pour la poursuite de leur scolarité.

Enfin, Pr. Léonie Claudine Sorgho Lougue, Ministre de la Santé du Burkina Faso, a fait cas de l’expérience de son pays sur l’école des maris et le club des futurs époux expérimenté dans trois districts sanitaires. Selon elle, c’est un succès car ces écoles ont transformé les hommes qui sont plus avenant avec leur épouse. Elle a appelé au passage à échelle de cette stratégie.

Coulibaly Zié Oumar

Depuis  Nairobi

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