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M. Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) lors de la cérémonie (photo Abidjan.net)

Chômage des jeunes en Afrique: Seulement 3 millions de diplômés sur 12 ont un emploie, selon le président de la BAD

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 Le chômage des jeunes en Afrique prend de l’ampleur. Sur les 12 millions de jeunes diplômés annuel en Afrique, se sont seulement 3 millions selon M. Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD),   qui obtiennent un emploi.

Il a fait  cette réflexion jeudi (hier), au siège de son institution, à Abidjan-Plateau, lors de la cérémonie de lancement du rapport 2020 des “Perspectives économiques en Afrique”. “Former la main d’oeuvre africaine de demain” est le thème central de ce rapport.

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, explique cette situation par plusieurs raisons notamment, l’inadéquation entre la formation et l’emploi.

C’est pour cela, qu’il a  exhorté les Africains en général et les gouvernants en particulier à faire du chômage une préoccupation majeure.

Pour lui, l’adéquation formation-emploi peut constituer l’une des voies de résolution du chômage en Afrique. “Le système éducatif en Afrique doit préparer les jeunes à l’emploi du futur ”, a-t-il plaidé.

En plus des déficits de compétences et d’éducation, les pays africains, selon le président de la Bad, ne semblent pas mettre pleinement à profit les compétences et qualifications disponibles de leurs jeunes salariés.

“L’inadéquation des compétences et des études a des répercussions sur les salaires, la satisfaction au travail et la recherche d’emploi.

L’inadéquation des compétences et de l’éducation a des effets indirects sur la productivité du travail des jeunes par le biais des salaires, de la satisfaction au travail et de la recherche d’emploi”, a-t-il argumenté.

Que propose la BAD pour corriger cette faiblesse de la formation en Afrique?  A cette question, M. Akinwumi Adesina promet des centres d’excellence en vue de contribuer à la création de 5 millions d’emplois les 5 ans à venir.

Concernant la croissance en Afrique, le président de la Bad s’est réjoui de ce qu’elle est stable et devrait s’accélérer. “La croissance économique en Afrique est estimée à 3,4 % pour 2019, soit à peu près la même qu’en 2018. Bien que stable, ce taux est inférieur à la croissance moyenne décennale de la région (5 %)”, a-t-il indiqué.

Et de conclure: “La croissance devrait s’accélérer pour atteindre 3,9 % en 2020 et 4,1 % en 2021”.

Dr Hanan Morsy, directrice du département des politiques macroéconomiques, des prévisions et de la recherche à la Bad, qui a présenté le rapport 2020, estime qu’il faut  intégrer la formation aux compétences non techniques dans la stratégie nationale d’éducation.

Les jeunes qui rejoignent une main- d’œuvre de plus en plus compétitive, selon elle, manquent souvent de compétences non techniques et interpersonnelles essentielles (communication, travail d’équipe et résolution de problèmes).

“Ces compétences peuvent être développées dans le cadre des programmes d’études, mais également par le biais de programmes de stages parrainés par les pouvoirs publics en collaboration avec des entreprises privées”, a-t-elle expliqué.

Hanan Morsy n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’investissement dans la nutrition. “Le lien entre la nutrition et les aptitudes cognitives de la main-d’œuvre est clair : un enfant qui a faim ne peut pas apprendre correctement.

Or, la nutrition est généralement négligée et reste gravement sous-financée tant par les pouvoirs publics que par les donateurs”, a-t-elle déploré.

Dr Hanan Morsy a en outre, évoqué l’importance du financement de l’éducation et de la formation.

En dehors de source de financement que sont les gouvernements, ménages, secteur privé et bailleurs de fonds extérieurs, elle recommande des moyens de mobilisation des ressources supplémentaires et l’accroissement efficient des dépenses.

Lors du panel, la ministre ivoirienne de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Kandia Camara, pour sa part, a demandé aux partenaires de financer davantage la formation et l’éducation.

Quant à Monique Ntumngia, directrice générale et fondatrice de Green girls, elle s’est indignée de ce que les jeunes diplômé souvent malgré leur CV bien fourni ne savent même pas faire la photocopie d’un document. A plus forte raison utiliser l’ordinateur avec les logiciels élémentaires comme power point.

Dans ces conditions, le renforcement de capacité des jeunes, selon elle, s’impose. Du moins leur employabilité.

Elle est convaincu que les Africains doivent trouver les solutions à leurs problèmes. Et qu’ils peuvent, en outre, aller se perfectionner hors du continent pour revenir contribuer à son développement.

Gomon Edmond
Coordonnateur du service Economie
Quotidien ”Notre Voie”
cel 00225 05638814/ 40005710
gomned838@gmail.com
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