Uhuru Kenyatta a été fortement ovationné dans la salle lors de son discours

Conférence sur la Population et développement: Uhuru Kenyatta donne le top départ des travaux

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Uhuru Kenyatta, président de la République du Kenya a dénoncé ce matin à Nairobi, à donné ce matin le top départ du 25ème anniversaire de la Conférence internationale sur la Population et le Développement (Cidp) [de 1994 au Caire en Egypte] qui se déroule à Nairobi au Kenya. Le président Kenyan a à cette occasion, regretté « les 800 femmes et filles qui meurent chaque jour pendant leur grossesse ou leur accouchement » dans le monde.

Pour lui, elles sont les grandes absentes de ce sommet qui accueille des milliers de personnes venues de plus de 100 pays dans le monde. Mais pas qu’elles. Il a fait référence, aux femmes victimes de violence sexuelle (une femme sur cinq à traverse le monde) « le plus souvent d’une personne proche » d’elles.

Il a aussi fait référence aux « 4 millions de filles qui doivent subir chaque année les effets douloureux et traumatiques de la mutilation génitale féminine ». Et « les plus de 33 000 filles mariées tous les jours avant l’âge de 18 ans; et les millions de jeunes chômeurs ayant peu d’espoir en leur avenir ».

Pour autant, Uhuru Kenyatta pense qu’il ne fait « aucun doute que, depuis l’accord historique conclu au Caire en 1994, des progrès importants, bien que inégaux, ont été enregistrés dans de nombreux domaines clefs ». Ces domaines sont la lutte contre la pauvreté où il estime qu’aujourd’hui « près d’un milliard de personnes de moins vivent dans l’extrême pauvreté par rapport à 1990 et l’espérance de vie à la naissance a augmenté d’environ sept ans ».

Dans l’éducation où selon lui, « l’enseignement primaire est accessible à la plupart des enfants dans le monde » et que dans son pays depuis la Cidp du Caire en 1994, son pays a « atteint l’accès universel à l’enseignement primaire et secondaire gratuit. En effet, cette année, nous avons réalisé une transition de 100% entre le primaire et le secondaire ». Dans la santé où « le taux de mortalité maternelle dans le monde a diminué d’environ 45% ».

Au Kenya, « la réduction de la mortalité maternelle a été régulière mais plus lente, passant de 698 en 1994 à 362 pour 100 000 naissances vivantes aujourd’hui, alors que le taux de prévalence de la contraception a doublé ».  Au niveau du taux de fécondité, l’orateur admet aussi une diminution dans la plupart des pays. Ce qui signifie selon lui que « les couples ont un meilleur contrôle sur la taille de la famille ».

Au niveau de la gouvernance, le nombre de femmes, estime-t-il, « occupant des postes de responsabilité et de décision dans tous les secteurs de la société a augmenté régulièrement, bien que lentement ».

Cependant, « je pense aussi que nous pouvons nous engager à accélérer la participation égale des femmes et leur représentation équitable à tous les niveaux de la sphère politique, publique et des entreprises ». Car, a-t-il révélé, citant des études, que « les progrès réalisés en matière d’égalité des femmes sur le lieu de travail ajouteraient 1 200 milliards de dollars supplémentaires à la croissance mondiale d’ici 2025 ». Voici un des leviers sur lequel il entend « accélérer la promesse ».

Coulibaly Zié Oumar

Depuis Nairobi

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