Côte d’Ivoire /Décès d’une femme en grossesse à Yaou : Des sanctions annoncées par le ministère de la santé

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Qui sont ceux qui seront sanctionnés à la suite du décès d’Akichi Carine ? Cette dame enceinte qui s’est rendue au centre de santé de Yaou, à 3 km de Bonoua dans le Sud-Est de la Côte d’Ivoire, où elle a trouvé la mort lors de son évacuation [jugée de tardive] à Grand-Bassam.

En tout cas, le Ministère de la santé et de l’hygiène publique a promis, dans un communiqué de presse dont notrevoienews a reçu copie, des sanctions à l’encontre du personnel de ce centre de santé rural.

Pressé par les réseaux sociaux où les populations n’ont cessé de dénoncer la mort de plus d’une femme enceinte dans les établissements sanitaires ivoiriens, le ministère de la santé a dépêché, dimanche dernier, une délégation conduite par Pr. Joseph Acka, directeur de cabinet du ministre de la santé et de l’hygiène publique pour s’enquérir de la réalité des faits.

En fait, deux jours avant le drame du lundi 27 mai dernier la défunte, selon le communiqué de presse du ministère de la santé, s’était rendue au centre de santé de Yaou où elle a été reçue par Kakou Thérèse, l’infirmière Major qui lui a fait comprendre qu’elle devait se rendre à l’hôpital général de Grand-Bassam. Car, sa situation nécessitait un accouchement par césarienne.

Mais, la faiblesse dans la référence de la Major est qu’elle l’a faite à l’oral. Au lieu de la faire par écrit. « La défunte parturiente (femme en train d’accoucher, ndlr) a été consultée deux jours avant son décès. Or, au regard des complications de sa grossesse, la major du centre de santé rural de Yaou, l’infirmière diplômée d’Etat Kakou Thérèse aurait dû autoriser une évacuation d’urgence à l’hôpital général de Grand-Bassam ce 27 mai », affirme le rapport dressé par la délégation du ministère de la santé.

En clair, la parturiente est décédée parce qu’elle n’a pas été évacuée plus tôt. Son évacuation du mercredi 29 mai est tardive. De sorte que quand le mercredi 29 mai, le jour du drame, la défunte retourne au centre de santé, à l’apparition des premières douleurs, elle est reçue par une autre sage-femme qui n’avait pas son histoire médicale. C’est pendant la consultation que dame Akichi Carine commence à avoir des malaises. « La sage-femme a constaté qu’elle bavait ».

Au vu de la complication de la situation, l’ambulance de l’hôpital général de Grand-Bassam est sollicitée parce que celle du centre de santé de Yaou est « en panne depuis quelques jours ».

Selon le ministère de la santé, c’est sur insistance des parents de la défunte qu’elle sera évacuée à la clinique Siloé de Grand-Bassam, où les agents de santé en service ont constaté son décès à l’arrivée dans le centre.

Mais, les réseaux sociaux battent en brèche cette version arguant que l’ambulance du centre de santé n’a pu être utilisée parce qu’elle n’était pas encore mis en circulation. Ce qui devait l’être par une cérémonie de remise officielle.

« Faux » rétorque le ministère de la santé ivoirien. « Le département ministériel en charge de la politique de santé et de l’hygiène publique, tient à rassurer la communauté nationale que l’ambulance a bel et bien été inaugurée le samedi 8 septembre 2018 en présence du Pr Kadjo Auguste des maladies infectieuses (ex-chef de ce service sis au chu de Treichville, ndlr), Jean-Claude Koffi, le directeur départemental de la santé de Grand Bassam, la notabilité du village de Yaou et du donateur Gnegnin Boua, un cadre du village. Le président du comité de gestion du CSR Otchomou Otchomou Emmanuel a même précisé qu’un chauffeur a été affecté à l’ambulance », détaille le communiqué de presse.

Coulibaly Zié Oumar

 

 

 

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