Côte d’Ivoire/Hôpitaux publics: Quand le minimum fait défaut

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Un malade qui se rend dans un Centre hospitalier et universitaire (CHU) devrait se sentir à moitié guéri à partir du seul accueil. Cette idée n’a pas de valeur au CHU de Yopougon et dans les autres CHU d’Abidjan.

Dans ces institutions sanitaires, quand on a la chance d’être accueilli, on n’a pas la chance d’échapper aux ordonnances à profusion. Il n’existe pas de politique de premiers soins gratuits dont doit bénéficier un malade aux urgences.

Quelle que soit la situation dans laquelle se trouve le malade, qu’il soit démuni ou agonisant, le premier réflexe du personnel soignant est de tendre une ou des ordonnances au malade. De sorte que le patient qui n’a pas d’argent est abandonné parce qu’il ne bénéficiera pas d’assistance médicale. Même le malade disposant de moyens financiers sort tout dépouillé parce que la pression des ordonnances s’exerce fortement sur lui.

Un malade qui, dans un état très critique, ne peut pas recevoir de premiers soins dans un CHU parce qu’il n’a pas d’argent, est déjà mort à moitié. Quand il est évacué d’urgence et que par manque de places, il est obligé de rebrousser chemin ou de faire le tour des hôpitaux, c’est sûr que la mort l’emportera.

Un CHU dans lequel, il manque de l’eau ou du sang pour le malade, n’est rien d’autre qu’un mouroir.

On peut disposer d’un personnel de santé qualifié. On peut avoir des professeurs titulaires de médecine, des spécialistes de renom et des infirmiers bien formés. Mais si tout ce personnel manque du minimum, travaille dans un environnement salubre et évolue dans une très mauvaise politique sanitaire, il finira par être inefficace.

C’est à cette triste réalité que les Ivoiriens sont confrontés dans les CHU et dans tous les hôpitaux publics. Où les lits, les premiers soins, le sang et l’eau manquent.

 

Benjamin Koré    

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