Mme N'guessan Antoinette, Secrétaire générale du Syndicat national des sages-femmes ivoirienne (Synsfi)

Côte d’Ivoire/Santé de la Reproduction: la demande est plus forte que l’offre de soin, selon une syndicaliste

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La demande de soins en santé de la reproduction est plus forte que l’offre de soins. C’est la révélation faite hier matin par Mme N’guessan Antoinette, secrétaire générale du Syndicat national des sages-femmes ivoirienne (Synsfi), à l’ouverture des sessions de sensibilisation sur les mesures de protection des sages-femmes contre l’infection à coronavirus à l’hôpital général de Dabou.

«En Côte d’Ivoire, a-t-elle affirmé, la forte demande de service de santé de la reproduction dépasse l’offre de service des professionnels de santé plus spécifiquement les sages-femmes».

Or, selon la secrétaire générale de Synsfi, le rôle des sages-femmes est primordial dans la prestation des soins de santé. «En tant que sages-femmes, nous jouons un rôle important. Cela parce que nous consacrons toute notre énergie à prendre soins des mères et des enfants et à sauver des vies en répondant aux besoins essentiels de la communauté. Nous constituons  le premier secours de soins de santé dans le monde» a-t-elle indiqué.

Pourtant, la santé des sages-femmes est exposée dans l’exercice de leurs professions: «nous risquons notre propre santé et sécurité pour soutenir les femmes enceintes, les bébés et leurs familles surtout dans cette période de la maladie à coronavirus» a-t-elle soutenu.

Les sages-femmes sont toujours à la tâche malgré la crise sanitaire. «Malgré le coronavirus, les sages-femmes ont toujours été à leurs postes. Les services de santé néonatales continuent d’être faits malgré la peur parce que la maladie est réelle et est mortelle», a-t-elle relevé.

La syndicaliste a évoqué l’engagement des sages-femmes dans la lutte contre la Covid-19. «Les sages-femmes travaillent avec la communauté pour faire fléchir le taux de nouvelles contaminations dans les communautés à hauts risques épidémiques» a-t-elle souligné.

C’est à juste titre que le thème des sessions initiées par le Synsfi,  porte sur la  « prévention de la propagation de l’infection à coronavirus dans les maternités ». Un thème arrêté  en collaboration avec la plate-forme des organisations professionnelles des sages-femmes. Les localités concernées sont Abidjan, Dabou et Grand-Bassam.

Mme Philomène Oulai, présidente de l’Ordre des sages-femmes et maïeuticien de Côte-d’Ivoire, a prodigué de sages conseils aux « Hôtesses de la vie » pour éviter de contracter la Covid-19 et de contaminer les femmes enceintes.

Selon l’enseignante à l’Institut national de formation des agents de santé (Infas) du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Treichville,  7000 soignants ont contracté la Covid-19 dans le monde. Ce chiffre, a-t-elle précisé, ne prend pas en compte les agents de santé du continent africain.

Le bureau local du Synesci de Dabou a été installé. Il est dirigé par Mme Yapi  Lydie. Mme N’guessan Antoinette lui a demandé de rester prête à répondre aux appels syndicaux avec son équipe. Sans omettre de respecter les mesures barrières dans l’exercice de leur fonction.

Elle  a aussi fait don de matériels hygiéniques aux sages-femmes de Dabou. La syndicaliste a revendiqué le paiement de primes Covid-19 aux ‘’Hôtesses de la vie’’

Doumbia Namory

Envoyé spécial à Dabou

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