Me Altit, l'avocat de Laurent Gbgagbo est passé à l'offensive pour faire définitivement libérer son client

Cour Pénale Internationale : L’avocat de Laurent Gbagbo demande sa mise en liberté totale

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Me Emmanuel Altit, Conseil Principal de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale (Cpi) a réclamé dans une requête de 22 pages, déposée le lundi 7 octobre dernier auprès de la chambre d’appel,  “la mise en liberté immédiate et sans condition de Laurent Gbagbo”. Un pavé dans la marre.

En effet, alors qu’est attendu dans une semaine le mémoire d’appel de la Procureure contre la décision d’acquittement du 15 janvier 2019, la défense de Laurent Gbagbo repart à l’offensive en demandant la levée des restrictions pesant sur la liberté de son client. En claire, Me Altit conteste l’arrêt du 1er février 2019 rendu par la Chambre d’Appel qui met Laurent Gbagbo et Blé Goudé en liberté provisoire au lieu d’une liberté totale.

Selon le Conseil Principal de Laurent Gbagbo, “la Défense note qu’à aucun moment la Chambre d’Appel n’a donné dans son arrêt d’explication claire de ce que serait la base juridique (…)“ pouvant “légitimer la limitation des droits d’une personne reconnue innocente“.

Laurent Gbagbo et Blé Goudé ont, en effet, été reconnus non coupables des faits de crimes contre l’humanité qui leur avaient été reprochés par la Procureure Fatou Bensoudan le 15 janvier 2019 par “la majorité de la Chambre de première instance I“. Cette chambre avait ordonné le même jour, la mise en liberté totale des deux hommes politiques ivoiriens.

“La liberté d’un homme acquitté est absolue et ne peut être qu’absolue parce que, son innocence ayant été reconnue, il dispose de tous ses droits, dont celui le plus essentiel qui le constitue comme être humain, celui à la liberté“, a fait valoir Me Altit dans sa requête.

Très offensif, il a même engagé la responsabilité de Chambre d’Appel si elle ne lui donnait pas satisfaction. “Le passage du temps est un élément essentiel pour évaluer l’ampleur et les conséquences d’une violation des droits de Laurent Gbagbo. S’il advenait que la Chambre d’appel maintienne sa décision du 1er février 2019 – décision qui est manifestement sans base légale – et ce, pour une durée considérable, elle engagerait la responsabilité de la Cour pénale internationale comme organisation internationale, pour la violation caractérisée dans le temps des droits de Laurent Gbagbo, violation qui pourrait être assimilable à une détention arbitraire“, a mis en garde l’avocat.

Coulibaly Zié Oumar

 

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