Couverture maladie universelleBamba Karim ( DG Cnam) : « Le démarrage des prestations est fixé au 1er juillet 2019 »

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Bamba Karim, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a annoncé vendredi dernier au cours d’une conférence de presse au siège de la Cnam au Plateau, que «le démarrage des prestations pour les populations » dans le cadre de la Couverture maladie universelle (Cmu) « est fixé au 1er juillet 2019 ». La « Cmu entre ainsi dans sa phase, de généralisation progressive ».

Durant 1h20 minutes, celui qui est chargé de mettre en œuvre la Cmu, sous le feu roulant des questions des journalistes a révélé que 1.800.000 personnes ont déjà été identifiées. Parmi eux, plus de 960 mille ont déjà leur carte Cmu produites. D’ailleurs, la distribution de ces cartes sur l’ensemble du territoire national « a démarré depuis le 1er février 2019 dans les différents sites d’enrôlement ». Alors que les cartes sont en train d’être distribuées, Bamba Karim a confirmé qu’« à partir du 1er avril 2019, les cotisations des populations du secteur formel seront prélevées et celles des acteurs du secteur informel pourront être réglées par les canaux qui leurs seront communiqués ».

« Les étudiants peuvent payer en six tranche de 2000f…»

Au niveau des étudiants, les cotisations ont déjà commencé depuis le 1er janvier dernier. A raison de 1000f/personne/mois, les étudiants ont la possibilité de payer en une fois leurs cotisations de 12 000 F CFA par an. Ou au maximum en « six tranches de 2 000 F CFA, entre le 1er janvier et le 30 juin de chaque année », selon l’arrêté interministériel signé par MM.

Albert MABRI Toikeusse et Pascal Abinan respectivement du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et ministre de l’Emploi et de la protection sociale (la tutelle de la Cmu). Ils paient leur cotisation par le système électronique mobile money des deux principaux opérateurs.

Pour le reste, ce qu’il va se passer, c’est que pour le secteur formel, les cotisations des travailleurs et retraités du privé seront collectées et reversées à la Cnam par la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps).

Pour les retraités du public, sera l’affaire de la Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (Cgrae) pour les fonctionnaires civiles et militaires en activités, ce sont les soldes civils et militaires qui feront les versements à la Cnam.

Pour le secteur informel, selon Bamba Karim, les inscriptions vont se faire dans un premier temps sur la base du volontariat. Une plateforme est déjà disponible pour que les artisans du secteur informel puissent payer leur cotisation. Toutefois, compte tenu caractère obligatoire de la Cmu, « des études sont en cours pour voir comment les gens du secteur informel en fonction de leur branche d’activité ».

Pas de double prélèvement

La Cmu est l’assurance mère en Côte d’Ivoire, a insisté le directeur général de la Cnam. « C’est le système obligatoire national qui se positionne avant toute autre assurance. Toutes les autres formes d’assurance qui existaient ou qui vont exister (mutuelle, assurance privé…) relève du régime complémentaire facultatif «, a-t-il précisé.

C’est dire que c’est l’Etat qui va assurer à partir du 1er juin prochain, le régime de base de la Couverture maladie universelle avec un panier de soins composé des consultations (Infirmiers, Sages-femmes, Médecins généralistes et spécialistes) ; des médicaments ; des actes de chirurgie ; des examens de laboratoire ; des hospitalisations.

En outre, il y aura les spécialités comme la chirurgie digestive, la dermatologie, la gynéco-obstétrique, les maladies infectieuses, la traumatologie… « Un ticket modérateur de 30% sera affecté à chacune de ces prestations afin de limiter les risques d’abus que suscite la mise en place d’un tel mécanisme », a précisé le directeur général.

Pour tous les autres actes et spécialités non prises en charge par la Cmu, ce sera l’affaire des assurances privées et mutuelles qui ne feront que le régime complémentaire facultatif à l’exception de la Mugefci, qui elle, doit faire un régime complémentaire obligation pour les fonctionnaires, selon un décret signé par le Président de la république. Les assurances maladies privées ont un an pour se mettre à jour vis-à-vis de la Cnam. Car selon la loi, « pour être client d’une assurance maladie privée, il faut d’abord être identifié à la Cnam ».

Les assurances maladie privée et les mutuelles qui font la couverture maladie, doivent obligatoirement s’assurer que leurs clients sont déclarés à la Cnam avant de leur offrir le régime complémentaire qu’ils demandent.

Pour le coût des actes et les médicaments, Bamba Karim a ici aussi rassuré que « nous avons obtenu des tarifs très intéressants que le ministère de la santé va bientôt rendre publique après la signature d’un décret dans ce sens ».

Comment faire en cas de double prélèvement ? A cette question d’un confrère, le DG de la Cnam s’est voulu rassurant. « Il y a un double prélèvement quand madame et monsieur qui sont des fonctionnaires ou travailleurs d’une entreprise sont prélevés en même temps à la source. Il n’y a pas de risque de double paiement. Parce qu’à l’inscription, le couple doit préciser sur qui doit peser les prélèvements. Mais ça peut arriver. Parce qu’il n’y a pas de risque zéro. Mais quand ça arrive, la Cnam peut régulariser la situation après réclamation du couple », a-t-il apaisé.

 

 

Coulibaly Zié Oumar

 

 

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