NYAMIEN Messou N’Guessan, secrétaire général du Synares (photo d'archives)

Covid-19: “C’est aussi une occasion pour équiper les laboratoires de recherche”, selon le Synares

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Le monde enregistre depuis décembre 2019, l’éclatement d’une pandémie due au Coronavirus partie de Wuhan en Chine.

Le premier cas a été signalé en Côte d’Ivoire le 10 Mars. Depuis lors, notre pays est plongé comme tous les autres dans une crise multidimensionnelle à la fois sanitaire, économique et sociale.

La Côte d’Ivoire a pris la pleine mesure de la crise et le Président de la République, lors de son discours à la Nation du 23 mars 2020 a d’abord annoncé une série de mesures dont les plus importantes sont le confinement partiel des populations, la fermeture des écoles du primaire au supérieur.

Cette première vague de mesures a été renforcée ensuite, progressivement par d’autres. Il s’agit entre autres de la fermeture des bars, des restaurants et maquis et plus tard de l’isolement total de la ville d’Abidjan du reste du pays.

Si, dans le principe, ces mesures sont à saluer, il faut cependant noter que, dans les faits, certaines d’entre elles sont difficilement applicables. Il en va ainsi pour l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes dans un pays où certaines cours communes comptent plus de 60 habitants.

C’est le lieu de noter que chaque Etat doit prendre ses responsabilités pour mettre en place des mesures susceptibles de protéger ses populations plutôt que de répéter servilement les mesures édictées dans d’autres Etats que nos responsables considèrent comme modèle.

C’est pourquoi, le SYNARES demande aux autorités de notre pays d’encourager la mise en place des protocoles de traitement à l’image d’autres pays africains et du monde.

La contribution des chercheurs et des cliniciens ivoiriens doit être privilégiée. C’est aussi une occasion pour équiper les laboratoires de recherche et créer dans le pays des pôles d’excellence pour faire face aux défis de toute nature.

Nous n’avons aucun intérêt à rentrer dans les polémiques alimentées dans les Etats comme la France sur l’utilisation de la l’hydrochloroquine combiné à l’azythromicine. Nous devons l’expérimenter et tirer nos propres conclusions et non réserver son utilisation à des cas graves comme c’est le cas aujourd’hui en France.

Par ailleurs, un examen attentif permet de constater que l’Afrique est le continent le moins touché. En effet, si on enregistre quotidiennement 1000 décès aux USA, 500 en Europe, le nombre total de décès en Afrique subsaharienne se situe à moins de 400 pour l’ensemble des états touchés par la pandémie.

Le SYNARES note avec stupéfaction que l’OMS appelait le continent à se préparer au pire.

L’heure n’est donc pas aux essais cliniques pour la mise au point d’un vaccin mais plutôt de comprendre par la recherche la faible évolution de la pandémie en Afrique pour permettre une meilleure prise en charge des malades. La solidarité africaine peut-être réactivée.

Le SYNARES lance donc un appel aux responsables de toutes les structures de recherche (fondamentale, clinique et technique) de mettre en place , dans les meilleurs délais un cadre de concertation et d’échanges pour que le pays se dote d’instruments de lutte conséquents et adaptés à nos comportements sociaux, en sus de ceux préconisés par l’OMS.

L’Afrique peut avoir les moyens de sa prise en charge, il suffit d’y mettre de la volonté et et à s’y consacrer comme un devoir continental.

Fait à Abidjan le 10 Avril 2020
Pour le Bureau Exécutif National
Le Secrétaire Général

NYAMIEN Messou N’Guessan

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