Fatou Bensouda, la procureure de la Cour Pénale Internationale (Photo d'archives)

CPI: Fatou Bensouda veut ouvrir un autre procès contre Gbagbo

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L’audience sur la demande pour que Laurent Gbagbo et Blé Goudé obtiennent l’intégralité de leur liberté a démarré ce matin à la Haye en Hollande avec cette sortie surprenante de Fatou Bensouda, la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui veut demander l’ouverture  d’un autre procès contre  les deux hommes politiques ivoiriens devant une autre juridiction.

Selon Mme Bensouda et son équipe, la justice n’a pas été rendue lors du premier procès qui a pourtant duré  7 ans. Pour eux, la décision rendue par les juges du premier procès et qui a abouti à l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé était basé sur des vices de procédures. Donc, ils demandent un non-lieu.

Sur l’objet de l’audience du jour, la procureure, sans surprise, a demandé que la chambre d’appel  maintienne les conditions imposées à la liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Elle est convaincu que les deux hommes politiques ivoiriens prennent la fuite sans jamais expliquer comment.

On le sait, si les juges lèvent les conditions restrictives de la liberté de circuler de Gbagbo et de Blé, ils ont ouvertement affirmé qu’ils entreront en Côte d’Ivoire. Ce qui n’est pas du goût du pouvoir ivoirien qui d’ailleurs fait tout pour ne pas que ce scénario se réalise. En effet, elle a dans une requête demandé et obtenu par les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire, que le pays prenne la parole pour appuyer la position de la procureure de la CPI.

En revanche, si les juges maintiennent leur décision, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé resteront bloqués à Bruxelles pour le premier et à la Haye pour le second jusqu’à ce que l’appel soit tranché. Or, selon RFI, les audiences ne s’ouvriront pas avant juillet prochain, au plus tôt,  une fois que les avocats auront reçu la traduction révisée de la décision d’acquittement en français. Mais, poursuit le média français, il faut en général plusieurs mois avant que les juges ne concluent leur délibéré, soit bien après octobre, mois de la présidentielle en Côte d’Ivoire.

Coulibaly Zié Oumar

 

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