Une vue des participants à la réunion bilan de Bassam

Délégation des tâches dans la planification familiale: L’Oms et 20 pays font le point à Bassam

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100 participants venus de 20 pays du continent africain sont réunis depuis ce matin à Grand-Bassam pour faire le bilan sur la délégation des tâches dans l’offre des services de planification familiale. C’est-à-dire, « le pouvoir, selon Dr. Triphonie Nkurunziza, chef d’équipe santé de la femme et de la reproduction au bureau régional Afrique de l’Oms à Brazzaville au Congo, d’offrir des services de contraception par un large éventail de prestataires qui permet non seulement l’accès mais la disponibilité des services ».

Pour l’Oms, le partage des tâches est une stratégie prometteuse pour remédier au manque important de personnel de santé pour la fourniture des soins de santé reproductive et de la santé de la mère et du nouveau-né dans les pays à faible revenu.

Selon Dr. Jean Marie Vianney Yameogo, Représentant résident de l’Oms en Côte d’Ivoire, lors de son discours d’ouverture en présence de Dr. Aka Aouélé, Ministre ivoirien de la Santé et de l’Hygiène Publique, « l’Afrique qui réunit 11% de la population mondiale, supporte près de 24% de la charge mondiale de morbidité et compte seulement 3% des effectifs de santé de la planète ».

C’est pour palier à cette faiblesse de l’effectif du personnel médical qui nuit surtout à la santé de la mère et de l’enfant que l’Oms a pensé à mettre, il y a trois ans, un plan opérationnel de délégation des tâches par exemple, le  médecin gynécologue peut déléguer la pratique de la césarienne au médecin généraliste qui est formé. Le médecin généraliste peut déléguer la pose d’un implant contraceptif ou d’un dispositif intra-utérin  à la sage-femme ou à l’infirmier. Le tout, dans un contexte de travail  en équipe et de supervision dans le respect des politiques et lois des pays. Où en sont les pays dans la mise en œuvre de ce plan trois après ?

La rencontre de Bassam donnera la réponse. Une réponse importante car Dr. Jean Marie Vianney Yameogo a insisté pour dire que « chaque année en Afrique subsaharienne, 196.000 femmes meurent de complications liées à l’accouchement et à l’avortement ». Or, a-t-il poursuivi, « la plupart de ces décès pourraient être évités grâce à des soins médicaux adéquats y compris des services de planification familiale de qualité ».

En outre, en Afrique, plus de quatre femmes sur dix  veulent éviter une grossesse, soit 125 millions. Mais, elles ne peuvent pas,  parce qu’il y a un problème d’accès ou de disponibilité des services à la planification familiale.

La réunion bilan prend fin vendredi.

Coulibaly Zié Oumar

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