Dr. Natalia Kanem (directrice exécutive) : « Il faut accélérer les actions pour impacter le futur des femmes et des filles »

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Le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) a 50 ans. L’agence des Nations Unies chargée de la population, de  la santé sexuelle et reproductive crée en 1969, a célébré mercredi dernier au Sheraton hotel d’Addis Abeba en présence de Mme Sahle-Work Zewde, la présidente de l’Ethiopie, cet évènement avec en première ligne sa directrice exécutive Dr. Natalia Kanem.

Pour la patronne de l’UNFPA, si beaucoup de progrès ont été accomplis depuis 1969, l’ambition reste la concrétisation de l’agenda de l’égalité de 2030. C’est-à-dire, réaliser les trois zéros que sont  « zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale; zéro décès maternel évitable, et zéro violence et pratiques néfastes à l’égard des femmes et des filles, y compris la fin des mariages d’enfants et des mutilations génitales féminines ». Certes, a-t-elle poursuivi, «il faut honorer ce que nous avons fait mais il faut reconnaitre qu’il reste beaucoup à faire pour garantir les droits des femmes». C’est pourquoi, a-t-elle déclaré en tant que l’UNFPA, « nous nous engageons pour que les femmes et filles concrétisent leur promesse ».

« Lorsque le taux de natalité baisse (…) les gouvernements nationaux peuvent utiliser les économies réalisées »

Cet engagement va se concrétiser selon Dr. Natalia Kanem, par une accélération des « actions pour avoir un impact sur le futur des femmes et des filles ». Car, «lorsque le taux de natalité baisse, les familles, les communautés et les gouvernements nationaux peuvent utiliser les économies réalisées pour fournir des services de base à la population jeune et investir plutôt dans d’autres aspects du développement pour récolter les dividendes démographiques », a encore affirmé Dr. Kanem plutôt au cours d’une conférence presse devant plusieurs journalistes africains.

Mme Sahle-Work Zewde, la présidente de l’Ethiopie.

Faisant un lien avec les 25 ans de la conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) qui sera célébré en Novembre prochain à Nairobi au Kenya, la directrice exécutive de l’UNFPA a promis que ce sera l’occasion pour toutes les nations de s’engager afin de faire aboutir les promesses faites à l’endroit des femmes. En s’engageant, l’UNFPA réaffirme son leadership.

C’est d’ailleurs l’avis de Mme Mirada Fadel, représentant de la Commission de l’Union Africaine. « L’UNFPA a été l’agence leader dans la lutte contre la mortalité maternelle », a-t-elle affirmé. Elle a révélé que la Commission de l’Union Africaine a fini « l’évaluation de la Campagne d’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMA) qui a été lancé par 51 pays ».

Une initiative lancée en mai 2009 par la Commission de l’Union Africaine. Toutefois, Mme Fadel a relevé la nécessité de « renforcer la redevabilité des pays ». Tout comme faisant référence au progrès fait par l’Afrique, l’oratrice a fait état de la campagne en cours dans 28 des 30 pays les plus atteint par l’épidémie des mariages précoces. Il s’agit de réduire le taux de mariage précoce avec son cortège de mortalité maternelle. Sur les mutilations génitales féminines, la Commission de l’Union Africaine est aussi à la manœuvre puisqu’elle a lancé selon Mme Fadel, une initiative pour sauver « 50 millions de jeunes filles en risque d’être mutilées ». L’idée est nourrie par la volonté de « mettre fin aux pratiques traditionnelles néfastes ».

« L’UNFPA consacre la plus grande partie de son budget à l’Afrique », c’est le constat fait par M. Mahmoud Hossam Kaleb, représentant de l’Egypte au comité permanent de l’Union Africaine.

Selon lui, l’agenda 2063 reflète « notre volonté d’avoir des citoyens libres (…) réduire le chômage, les réfugiés et les déplacés. « Nous allons renouveler notre engagement au prochain CIDP », a-t-il promis. Car, a-t-il poursuivi, « l’accès à la santé, la réduction de la mortalité maternelle requiert beaucoup plus d’investissement (…) Et nous avons la responsabilité de changer le continent. (…) Merci à l’UNFPA pour le travail digne et noble que vous faites ».

 

Coulibaly Zié Oumar

De retour d’Addis Abeba

 

 

 

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