Drame à Abatta ( Bingerville): Une tenancière d’un service Money abattue à bout portant devant son mari

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Mercredi 28 août, 20h et quart. Comme tous les soirs, Hugues Essiagne et son épouse sortent  du magasin.Le service est clos depuis 19h, mais ils  font  le point financier de la journée.

Dame Ibo  s’est dirigée vers le véhicule, stationner à quelques  mètres, pour embarquer, tandis que son époux, Hugues Essiagne ferme le magasin. Soudain, un coup de feu retentit. Un homme armé d’un pistolet s’est dirigé vers dame Ibo.

L’arme  pointée sur l’abdomaine de la sexagénaire , il tire sans sommation. Stupeur au carrefour 100 pas d’Abatta. Les uns et les autres se demandent ce qui se passe.

Hugues Essiagne, ayant entre temps rejoint le véhicule, à la place arrière où il rengeait ses effets entend  son épouse dire. :” Papa, il a tiré dans mon ventre”. A peine sort-il la tête du véhicule qu’un autre coup de feu retentit. La portière qu’il a refermé a pris la balle. Étourdi, déboussolé, il n’y comprend rien.  Il voit cependant l’homme en arme prendre le sac de sa femme et la pousser dans le véhicule.

Le meurtrier quitte les lieux sous les regards médusés des témoins. Apparemment sûr de son fait, il ne se presse nullement.sur son passage, certaines personnes prennent la fuite de peur de se faire flinguer à leur tour.

De son côté, M. Essiagne se presse d’apporter assistante à son épouse. Il est rejoint par plusieurs jeunes qui l’aident à conduire la victime à l’hôpital d’Abatta. Au regard de la gravité des choses, le centre de santé à base communautaire suggère une évacuation à l’hôpital de Bingerville.

Avant l’hôpital de Bingerville, le véhicule marque un arrêt à l’hôpital mère enfant  Dominique Ouattara. Nouvelle déconvenue. Pas de chirurgien disponible. Cap sur l’hôpital général. Arrivée aux environs de 21h… L’infirmier constate le décès.

Bien que le bandit ait disparu avec de la récette du jour estimée à environ 700.000 francs, Hugues Essiagne soutient que l’homme est venu avec la volonté de commettre un crime. “il voulait nous éliminer” affirme-t-il.

Hugues Essiagne et son épouse géraient un service Money ( transfert d’argent) au carrefour 100 pas d’Abatta. Elle M.Essiagne et deux enfants.

 

César Ebrokié

 

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