Les panélistes et les organisateurs de ce panel de jeunesse

Election présidentielle de 2020: La jeunesse Abidjanaise dit non aux manipulations !

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A 12 mois d’octobre 2020, année du scrutin présidentiel, la jeunesse ivoirienne du district d’Abidjan s’organise pour ne pas servir d’appât aux politiques. « Les politiques n’ont qu’une ambition pour les jeunes, notre instrumentalisation. La jeunesse est totalement dans la rue ».

 C’est le coup de griffe Stéphanie Yebi, vice-présidente de la Jpdci-Urbaine, dénonçant l’attitude des hommes politiques jeudi dernier, à la salle Emmanuel Dioulo de l’hôtel du district au plateau, au cours du panel sur « la situation de la jeunesse ivoirienne à l’aube des élections de 2020 : défis et perspectives ». Un panel voulu par le Conseil des Jeunes du District d’Abidjan (Cojeda) en partenariat avec la fondation Allemande Konrad Adenauer Stiftung (Kas).

Pourtant, poursuit la vice-présidente de la Jpdci-Urbaine, « la jeunesse représente 70% de la population ivoirienne et c’est elle qui est laissée pour contre. Nous voulons une participation plus accrue à travers les instances dirigeantes ». D’accord, semble dire le président fraîchement élu de la JFPI, Lia Gnan Ferdinand. Mais il faut, selon lui, retourner aux fondamentaux. Dans son parti, il y a ce qu’il appelle ‘’ le basique’’ qui invite « la jeunesse à s’approprier le code électoral et tous les autres codes pour que la société vive mieux ».

De son côté, Abdul-kader Cissé, représentant du Rhdp, lui, a trouvé que tout va bien pour la jeunesse sous le régime Ouattara. Tout est mis en œuvre, pense-t-il, pour « une jeunesse consciente et responsable des défis qui l’attendent ».

Ce qui n’est pas de l’avis d’Elysée Kouassi, représentant de la Fesci et d’Yvonne Toba de la société civile. Ils ont tous les deux, pointé du doigt le niveau de l’éducation en Côte d’Ivoire et le taux de chômage mal maîtrise par les autorités.

Les panélistes issus de la société civile, la Fesci et des partis politiques ont débattu devant plusieurs jeunes venus des 13 communes du district d’Abidjan qui ont profité de l’occasion pour exprimer leur mécontentement quant aux abus de confiances observés en période électorale. Pour eux, plus question d’être au second rang ni d’être instrumentalisés.

En fait, c’est l’objectif recherché par ce panel : informer et sensibiliser le public sur le rôle prépondérant des jeunes dans le développement d’un pays.

Pour Saloman Sanogo, président du Cojeda, la jeunesse doit peser de tout son poids dans le débat national à tous les niveaux.

« La jeunesse doit prendre toute sa part de responsabilité et jouer pleinement son rôle. Les jeunes doivent s’activer pour participer aux débats nationaux afin que leur avenir et leurs aspirations soient pris en compte », a-t-il interpellé.

Le représentant résident et directeur du programme Dialogue Politique en Afrique de l’Ouest de la fondation Kas, Florian Karner s’est contenté de prodiguer de sages conseils aux jeunes pour les prochaines échéances électorales.

Le Cojeda a pour mission, entre autres, d’assurer le regroupement et l’épanouissement des jeunes du District d’Abidjan, de participer à la formation et à l’éducation des jeunes, d’encourager la participation des associations et mouvement de jeunesse à tous les programmes de développement économique, social, éducatif, culturel et sportif.

 

Khader Coulibaly

(Stagiaire)

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