Face aux ambassadeurs : Ahmed Bakayoko annonce des bouleversements à la CEI

Vues: 40
Lecture: 2 minutes

Les Commissions électorales locales (CEL), démembrements locaux de la Commission électorale indépendante (CEI) pourraient être recomposées dans les jours à venir. Une recomposition conditionnée entre autres choses, par l’acceptation du PDCI d’occuper son siège à la Commission électorale indépendante (CEI).

Le ministre d’Etat, ministre de la défense, Premier ministre par intérim, Ahmed Bakayoko a développé cette hypothèse de réforme de la CEI, le mardi 28 juillet, à une rencontre avec des ambassadeurs et représentants d’organisations régionales et internationales, à la Primature, sis au Plateau. Il a indiqué que consécutivement à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) du 15 juillet, le gouvernement a adressé un courrier au PDCI,  le 20 juillet dernier, aux fins de la désignation son représentant à la CEI. « Nous sommes donc en attente de la réponse du PDCI », a-t-il fait savoir. Poursuivant, Ahmed Bakayoko a souligné que cette démarche s’inscrit dans un délai, tant le gouvernement tient à organiser les élections, le 31 octobre. « A un moment donné, le gouvernement sera obligé de tirer les conséquences de la venue ou non du PDCI à la CEI » a-t-il averti.

Face aux diplomates, le ministre d’Etat a soutenu que nulle part l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuple ne demande une modification de la loi portant composition de la CEI encore moins le chamboulement de la commission centrale. Ce qui a été pointé du doigt, dira-t-il, est le déséquilibre des commissions centrales. Aussi la désignation des représentants de PDCI, à la commission centrale et dans les commissions locales est-elle nécessaire pour corriger ce déséquilibre.

Avant l’intervention du ministre de la défense, le ministre de la justice, Sansan Kambilé, a fait le point de la procédure judicaire relative à l’arrêt, depuis la saisine de la Cour africaine par l’APDH. Il a expliqué que suite à cette saisine la Cour a demandé la réforme de la loi électorale. Requête à laquelle le gouvernement a accédé en reformant la CEI. Le ministre de la justice a mentionné que cette reforme n’a pas été du coup d’un certains nombre de cadres de l’opposition. D’où la nouvelle saisine, objet de la polémique actuelle.

Diakité Sidiki, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, a pour sa part fait l’inventaire des démarches politiques.

Le représentant du système des Nations unies, Philippes Poinsot a expliqué que la communauté internationale a suivi avec intérêt les éclairages des membres du gouvernement : « Nous avons pris bonne note des propositions faites par le gouvernement pour rendre possible certaines recommandations de la cour africaine et dans l’ensemble constater que la loi telle qu’elle était n’a pas été remise en cause par la cour africaine », a-t-il affirmé.

César Ebrokié

Partager
commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *

0

Your Cart