Filière banane dessert: La Côte d’Ivoire veut présenter des produits plus compétitifs

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Des bananes desserts qui à la fois tiennent compte des exigences techniques et qui répondent aux besoins de goût des consommateurs européens,  le plus grand marché de la banane. C’est l’intérêt de l’atelier organisé, le jeudi 21 novembre, à l’hôtel Palm Club, à Cocody. Cette initiative de l’observatoire national sur compétitivité des entreprises (ONCE) a réuni l’ensemble des acteurs du secteur.

Le secrétaire général de l’ONCE,  Samassi Youssouf a expliqué que la libéralisation du marché européen, principal marché de la banane dessert suscite des inquiétudes chez les pays de l’Afrique caraïbe et pacifique (ACP). Alors que les ACP  bénéficiaient jusque-là de mesures de faveur  sur le marché de l’Union européenne, notamment, un droit d’entrée nul contrairement aux pays de l’Amérique centrale et du sud. Aujourd’hui, en application des recommandations de l’OMC, le droit d’entrée des pays de l’Amérique s’est vu considérablement réduit. Ouvrant du coup, les hostilités à la concurrence entre les acteurs. Youssouf Samassé a souligné la nécessité pour les ACP, en l’occurrence, la Côte d’Ivoire d’œuvrer pour des produits compétitifs.

Pour sa part, Bernard Yapo Akpess le représentant du ministre de a indiqué que la filière joue un rôle majeur dans le développement économique et sociale du pays. Selon lui, cette  filière génère près 9000 emplois directs et 35000 emplois indirects. En outre, la banane dessert contribue à la formation du PIB à hauteur de 3% avec un chiffre d’affaires de 145 milliards en 2018. Il a avancé que la libéralisation du marché européen depuis quelques années, a provoqué un changement de la donne. Au point où, la production ivoirienne est au-delà des 400.000 tonnes. « Face à cette problématique de concurrence sur le principal marché de la banane, il nous appartient de chercher les solutions idoines, afin d’une part de pérenniser l’agriculture dans notre pays et d’autres part, d’en faire un véritable outil de développement », dira le directeur de cabinet adjoint. Pour réussir ce pari, Robert Yapo Akpess a suggéré l’amélioration da la qualité du label ivoirien, ainsi que le rendement. En outre, il estime judicieux, la promotion de la banane dessert aussi bien sur le marché national que régional africain. Il a indiqué que l’atelier est une concertation pour inventorier les difficultés des acteurs du secteur afin d’apporter des solutions.

César Ebrokié

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