Gestion du Coronavirus Guillaume Soro : « J’en appelle à la responsabilité du chef de l’Etat »

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« J’en appelle à la responsabilité du Chef de l’Etat face au danger qui menace notre pays. Je lui demande de créer, justement, les conditions d’un dialogue national, les conditions véritables de l’union sacrée entre toutes les filles et tous les fils de la Côte d’Ivoire. Je souhaite que la gestion de la crise se fasse dans la transparence et non dans l’à-peu-près, dans la cohésion nationale et non dans la division, dans la conjugaison des efforts de tous. Cette crise est trop grave et sérieuse pour être l’affaire du seul gouvernement » Dans une déclaration publique le mardi 31 mars, Guillaume Soro, l’ancien président du parlement, candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2020 a interpellé le chef de l’Etat par rapport à la gestion de la pandémie du Coronavirus.

Il a suggéré que l’intérêt national soit privilégié au détriment des intérêts personnels. A cet effet, il a demandé qu’Alassane Ouattara mobilise autour de lui l’ensemble des forces vives de la Nation et des compétences du pays pour relever le défi. « Cela requiert que le président de la République appelle autour de lui les anciens chefs d’Etats et anciens présidents d’institution, les leaders politiques, les experts et chercheurs de la santé, les experts du monde de la Finance, les responsables des confédérations syndicales et les acteurs sociaux, comme cela se fait ailleurs. Les bouleversements multiformes que cette crise provoque, nécessitent des concertations à tous les niveaux et l’engagement de chacun, dans la sauvegarde de notre tissu économique et industriel, la préservation de nos valeurs sociales, culturelles, la sauvegarde de nos libertés et la protection de la santé de nos compatriotes ».

Le député de Ferkessédougou n’a pas manqué de dénoncer la gestion de la crise qui selon lui n’est pas de nature à favoriser le rassemblement de l’ensemble des forces. « Ce n’est donc ni le lieu, ni le moment de marteler nos différends et querelles politiques relatifs à l’élection présidentielle d’Octobre 2020, notamment en ce qui concerne la mise en place d’une nouvelle Commission Electorale Indépendante (CEI), le refus du tripatouillage de la Constitution, le refus de la révision non consensuelle du Code électoral, l’audit et la révision de la liste électorale, la confection des Cartes Nationales d’Identité », dira-t-il et de poursuivre « Faut-il le signaler, sur ces questions cruciales, toute l’opposition unie est en total désaccord avec le Gouvernement, et l’a fait savoir dans une déclaration que j’endosse et dont je suis signataire. Je me permets, au demeurant, de signaler que ces questions sont des conditions sine qua non à des élections apaisées et à la sauvegarde de notre Nation », dira-t-il.

César Ebrokié

 

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