Lettre ouverte à Marcel Amon Tanoh /Guillaume Soro : « Il est dit dans la bible que les premiers seront les derniers »

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« A ceux qui nous jettent aujourd’hui la pierre, je rappelle qu’il est dit dans la Bible que les premiers seront les derniers. Ceux qui aujourd’hui nous jettent, avec rage, les premières pierres de la haine, doivent retenir qu’ils recevront les dernières pierres de la justice divine ». Dans une lettre ouverture à Marcel Amon Tanoh, ce lundi, Guillaume Soro a dénoncé en des termes choisis, ce qu’il a décris comme l’ingratitude d’Alassane Ouattara. Pour qui, dit-il, d’énormes sacrifices ont été consentis. « Je me souviens de ces nuits, de nos réunions nocturnes, parfois jusqu’à 3 heures du matin, où, nous triturant les méninges comme des forcenés à la recherche de la meilleure stratégie, de la meilleure solution pour réintégrer Alassane Ouattara dans le jeu politique ivoirien dont il avait été complètement exclu. L’on nous servait le café jusque tard et ce, malgré, nous tombions de sommeil », a-t-il fait savoir.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a dit n’avoir pas été  surpris par la démission de Marcel Amon Tanoh. « A l’époque, tu m’avais fait le reproche de prendre la décision de démissionner, au lieu d’opter pour l’entrisme, de rester au RHDP, de bousculer les positions, pour changer les choses de l’intérieur. Tu y as cru plus que moi, par sagesse peut-être. Mais ma position était que l’entrisme n’avait jamais été une solution, car l’appareil politique ne pouvait que nous broyer. Et c’est pourquoi j’ai refusé la confrontation avec le Président Ouattara. J’ai donc choisi de sacrifier mon poste, si telle était la volonté de Dieu, car j’ai toujours été sincère et loyal envers Monsieur Ouattara. Je ne pouvais rester au RHDP dans ces conditions d’indignité. Je suis parti le cœur léger, l’âme en paix, voguant pour l’aventure de mes convictions », dira-t-il. Et d’ajouter « Aujourd’hui, te voilà dans l’arène politique, cher Marcel ! Je préfère te prévenir que la calomnie, la méchanceté te frapperont comme je l’ai été et le suis encore ! Mais pour être passé à la trappe avant toi, je ne puis que formuler ici même des vœux sincères de réussite. Il te faudra du courage, je sais que tu en as. Il te faudra de la résilience, je n’en doute point ! Mais surtout, il te faudra de la tolérance vis-à-vis de ceux qui, hier nous appelaient frères, mais qui dans la brume crépusculaire, nous en ont tant voulu, quelquefois mortellement ! Ceux-là mêmes qui, pour un plat de lentilles, sont prêts à faire prospérer les plus graves injustices dans notre pays !

César Ebrokié

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