Lutte contre le Coronavirus/ Alexandre willy Neth (LIDHO) : « La question des déplacements de populations a besoin d’être traitée avec diligence »

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La pris en compte des migrants dans la stratégie de lutte contre la propagation du Coronavirus, à travers un plan spécifique. C’est une requête de la Ligue ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) au gouvernement ivoirien dans le cadre de son projet de plaidoyer pour l’inclusion des migrants, déplacés internes et frontaliers, dans le programme économique, social  et humanitaire de réponse COVID-19. Dans un entretien qu’il nous a accordé le mardi 20 octobre dernier, au siège de l’organisation, à Cocody, Alexandre Willy Neth, le président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme a expliqué que la lutte efficace et l’efficience de l’action gouvernementale contre la propagation de la COVID-19, commandent une attitude particulière  sur la question des personnes déplacées. « La question des déplacées a besoin d’être traitée avec diligence pour impacter véritablement la lutte contre la COVID-19 », a-t-il soutenu. A cet égard, le défenseur des droits de l’Homme a souligné que les déplacements des populations sont un vecteur important de propagation du virus. Aussi la maîtrise des mouvements peut-il aider à mieux gérer la pandémie. Poursuivant, Alexandre Neth a suggéré que la prise en compte de ce vecteur prenne l’aspect d’un filet social de sorte à protéger les personnes déplacées.

Le président de la LIDHO a fait remarquer que les mouvements de déplacement des populations se font, depuis la levée des mesures de confinements consécutives au déclenchement de la maladie, en Côte d’Ivoire, en mars dernier. Dans la situation actuelle marquée par un relâchement de la vigilance, Alexandre Neth pense que la bonne adresse de cette question est cruciale pour la suite de la lutte.

Pour autant, la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme n’ignore pas les efforts déployés par le gouvernement pour faire face au défi de la COVID-19. « Depuis le mercredi 11 mars 2020, la Côte d’Ivoire a enregistré le 1er cas de coronavirus. Dès le lundi 16 mars 2020, les autorités ivoiriennes ont pris un ensemble de mesures qui ont été adaptées ou renforcées, avec l’évolution de la pandémie dans notre pays. La première étape de l’engagement de l’Etat ivoirien face à cette pandémie a consisté à prendre des dispositions pour limiter la progression du COVID-19 en procédant à la fermeture des frontières, des établissements scolaires et universitaires, des restaurants et tous les sites favorisant les rassemblements de personnes. Un couvre-feu a été décrété. Un confinement géographique du Grand Abidjan a été instauré pour éviter que la maladie ne soit transportée à l’intérieur du pays », avancera-t-il. Et d’ajouter « La deuxième étape s’est articulé autour des quatre (4) axes suivants : la prévention ; le dépistage des cas suspects ; la prise en charge des personnes testées positives ainsi que l’identification et l’isolement des personnes ayant été en contact avec celles testées positives.  A la suite de ces deux types d’actions visant à freiner la propagation du virus COVID-19, des mesures visant à limiter ses effets ont été adoptées par les autorités ivoiriennes. Cela a été fait à travers un Plan de soutien économique, social et humanitaire. Ce plan vise à soutenir l’outil de production, à maintenir les emplois, à assurer une reprise rapide des activités économiques post-crise et à apporter un soutien humanitaire aux populations défavorisées ».

César Ebrokié

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