Lutte contre le paludisme: La société civile milite pour une nouvelle approche communautaire

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Comment mieux prendre en compte les aspirations de la communauté dans le cadre de la lutte contre le paludisme ? C’est à cette question qu’ont répondu les ONG membres du  Réseau des organisations de lutte contre le paludisme en Côte d’Ivoire (Rolpci) fort de 50 ONG, au cours d’un atelier mercredi dernier dans un  hôtel à la Riviéra Palmeraie. Pour elles, il s’agissait, explique M. Agui Zadi Célestin, président du Rolpci, de définir le rôle de la société civile dans son approche de lutte contre le paludisme dans la communauté.

Bien que reconnaissent-elles, qu’elles doivent appuyer le ministère de la santé dans sa politique contre le paludisme, il n’en demeure pas moins que considérer la communauté comme premier maillon pour la définition de ses aspirations, est une bien meilleure approche que l’approche jacobine. C’est-à-dire, l’approche où toutes les stratégies sont décidées par les équipes du ministère de la santé.

Ainsi, le Rolpci milite pour que le Ministère de la santé tienne compte du concept de « cycle d’approche communautaire » dans la rédaction de la prochaine  proposition de demande de financement au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Fonds dont bénéficie déjà la Côte d’Ivoire en ce moment dans la lutte contre le paludisme sur la période 2018-2020. Selon M. Agui Zadi, il s’agit d’une approche conseillée par une initiative lancée depuis 2005 par le président des Etats-Unis d’Amérique appelé « President’s  Malaria Initiative » ou Pmi.

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Traduisez en français par «  l’Initiative Présidentielle Contre le Paludisme ». Elle met l’accent sur la formulation des méthodes de lutte contre le paludisme par les populations elles-mêmes avant de les faire remonter aux autorités sanitaires. « En clair, nous partons de la communauté puis au district sanitaire, à la région et enfin au niveau du cabinet du ministre », a détaillé le conférencier. « Il s’agit a-t-il poursuivi, de permettre à la communauté de s’approprier les méthodes d’identification et de lutte contre le paludisme ».

A l’en croire, cette nouvelle approche est plus efficace que celle en ce moment appliquée sur le terrain dans le cadre de la mise en œuvre de la subvention volet paludisme du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

En effet, le programme national de lutte contre le paludisme est le récipiendaire principal pour le secteur public et  l’ONG internationale Save the children en est pour le volet communautaire. C’est à ce niveau qu’intervient les ONG dont cinq membres du Rolpci ont été désignées comme sous-récipiendaires pour faire la mise en œuvre du volet communautaire, c’est-à-dire au plus près des populations.

Agui Zadi Célestin a par ailleurs appelé « l’Etat à plus d’engagement » dans son soutien à la société civile engagée dans la lutte contre le paludisme. Selon lui, « il faut que les autorités nous appuient au plan financier, matériel et moral ».

 

Coulibaly Zié Oumar

 

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