Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : Entre honte et stigmatisation

Vues: 254
Lecture: < 1 minute

L’un des signes des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Mici) est la diarrhée.

Les personnes atteintes de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique peuvent aller à la selle jusqu’à une vingtaine de fois par jour. Ne soupçonnant pas les Mici, elles et leurs médecins pensent à d’autres maladies intestinales liées aux bactéries, aux virus et aux microbes.

Quant à l’entourage, le fait d’avoir la diarrhée et donc logiquement de dépérir, cela l’amène à penser au Vih-Sida. La stigmatisation, apparente ou cachée, survient. Le regard malveillant d’autrui contribue à saper le moral du malade. Un malade déjà gêné par son état de santé et qui a honte de sortir ou vaquer à des activités à cause de ses fréquentes diarrhées.

Prendre un véhicule de transport en commun, monter dans la voiture d’un ami, aller faire des courses devient problématique du fait de rechercher chaque fois des toilettes pour se soulager, surtout quand survient des crises.

Malheureusement, selon Pr Alassan Mahassadi, spécialiste des Mici au Chu de Yopougon, à Abidjan, le diagnostic des Mici est tardive. «En côte d’Ivoire, le diagnostic le plus précoce est de six mois. Le plus long est de dix ans », confie-t-il.

Herman Bléoué

Partager
commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *

0

Your Cart