IBK lors de son discours annonçant sa démission à la télévision malienne

Mali: les militaires contraignent IBK qui annonce sa démission

Vues: 133
Lecture: 2 minutes
Les événements se sont accélérés cette nuit à Bamako au Mali.
Arrêté hier vers 17h (TU) avec des membres de son gouvernement dont le Premier ministre Boubou Keita qui était dimanche à Abidjan aux 40ème jours du décès d’Amadou Gon Coulibaly, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi, à minuit, sa démission, de toutes ses fonctions.
Clairement, l’ex-President malien a expliqué qu’il n’avait pas d’autre choix que de se soumettre à la volonté de son armée en révolte.

 

C’est donc, un coup d’état militaire orchestré par des militaires de la garde nationale entrée hier en début de matinée en mutinerie dans le camp militaire de kati à 15km de Bamako. Et soutenu par une partie de la population bamakoise regroupée à la place de l’indépendance et qui s’est ensuite déportée au domicile du président IBK pour réclamer sa démission.

C’est dans ce camp qu’IBK, arrêté à sa résidence de fonction à été amené et où il a prononcé ce qu’il convient d’appeler son dernier discours à la nation diffusée à la télévision malienne.

IBK en poste depuis le 4 septembre 2013 et réélu le 12 août 2018  est finalement resté au pouvoir  durant 6ans 11 mois et 15 jours, au lieu de 10 ans.

 

“Je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires”

 

Dans son message à la nation, l’ex-Président malien contesté depuis des mois, a déclaré avoir œuvré depuis son élection à redresser le pays et à « donner corps et vie » à l’armée malienne, confrontée depuis des années aux violences djihadistes.

Puis IBK a évoqué les « manifestations diverses » qui depuis plusieurs mois ont réclamé son départ, faisant des victimes, estimant que « le pire en a résulté ». « Si aujourd’hui, il a plu à certains éléments de nos forces armées de conclure que cela devait se terminer par leur intervention, ai-je réellement le choix ? M’y soumettre, car je ne souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires », a-t-il dit.

« C’est pourquoi je voudrais en ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment ». « Et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l’assemblée nationale et celle du gouvernement », a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, les militaires qui ont pris le pouvoir ont annoncé la création d’un Comité national pour le salut du peuple et appelé à une transition politique civile conduisant à des élections. Ils ont par ailleurs affirmé que tous les accords internationaux seront respectés.

Dès mardi, la France et le Niger (qui préside actuellement la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont ainsi demandé à l’ONU de tenir en urgence une réunion de son Conseil de sécurité.

La Cédéao va-t-elle, laisser les militaires dicter leur loi? Ou va-t-elle prendre en compte le fait qu’une partie du peuple malien qui était dans la rue depuis des mois avec l’imam Mahmoud Dicko pour réclamer la démission d’IBK?

Les prochaines heures vont donner des réponses.

Coulibaly Zié Oumar 

Partager
commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *

0

Your Cart