Manifestants et forces de l’ordre s’affrontent à Agboville :Plusieurs policiers et élèves blessés dont un par balle

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Le calme était encore bien précaire, cet après-midi, à Agboville où des violences ont, fait de nombreux blessés entre les manifestants et les forces de l’ordre.

Selon plusieurs témoins joints sur place, les élèves du Lycée 3 de la ville ont commencé à manifester leur mécontentement, depuis vendredi, des suites d’une rumeur indiquant qu’un des leurs aurait été poignardé par un quidam. Mais contraints à suspendre leur colère, samedi et dimanche qui sont des jours non ouvrables, ils vont reprendre leur manifestation, lundi, mais sans grands dommages.

Et, ce mardi, les élèves du Lycée 3 vont tenter d’étendre leur mouvement aux autres établissements secondaires de la ville. Les premiers heurts, à en croire un habitant joint sur place à Agboville, sont intervenus quand les élèves des autres établissements secondaires ont refusé de se faire déloger par ceux venus du Lycée 3. Ripostant donc aux assauts des assaillants, il va s’en suivre, des heures durant, une chasse-poursuite dans la ville qui va provoquer des blessés graves de part et d’autre. Et quand la police arrive pour s’interposer entre les manifestants, les agents des forces de l’ordre vont aussi être pris à partie par les élèves qui les accueillent par des jets de pierre et autres projectiles. Et comme si cela ne suffisait pas, de jeunes Malinké, arguant que l’élève du Lycée 3 d’Agboville poignardé serait de leur communauté, vont aussi s’inviter dans la danse, s’attaquant à tout sur leur passage.

«On déplore plusieurs blessés dans les rangs des policiers et des élèves dont un a été atteint par balle», raconte une source médicale à Agboville. Celle-ci indique, par ailleurs, que des élèves étaient toujours bien visibles tout autour du CHR (Centre hospitalier régional) parce qu’ils voudraient en découdre avec les forces de l’ordre qu’ils accusent d’avoir tiré à balles réelles sur leur camarade.

Selon une autre source, mais proche de la municipalité, dès l’après-midi, il y avait un déploiement massif des forces de l’ordre. Non seulement au CHR, mais également aux différents endroits stratégiques de la ville. «C’est un calme précaire qui règne actuellement à Agboville. Pis, il n’y a pas d’école dans toute la ville. Les écoles primaires, secondaires, tout est fermé. A cela, il faut ajouter la grève des enseignants qui a commencé aujourd’hui et qui va durer trois jours. Tout ça paralyse la ville», regrette notre interlocuteur.

Robert Krassault

ciurbaine@yahoo.fr

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