Nouvelle Cei: Le président de l’APDH répond à Bictogo

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Actions pour la protection des droits de l’Homme (Apdh), l’organisation de la société civile initiatrice de la saisine de la Cour Africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) aux fins de la modification de la Commission électorale indépendante (CEI) est restée insatisfaite comme certaines Ong  et la plupart acteurs politiques de l’opposition, après les retouches opérées. Comme quoi, les déclarations faites par Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP, lundi soir, sur le plateau de France 24, sont loin de coller à la réalité.

« La plateforme de la société civile qui a saisi la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples aux fins de revoir la composition de la Commission électorale indépendante (CEI) a désigné son représentant cet après- midi », a-t-il déclaré.

Même si le directeur exécutif parle ici de plateforme, tout le monde sait que c’est l’APDH qui a saisi la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. Et sur la position de cette organisation, les sources sont unanimes pour dire que le débat interne a purement et simplement rejeté la réforme.

Dr Néné Bi, président de l’Ong a confirmé l’information, dans un entretien au téléphone, hier. « Au niveau de l’APDH, après un débat houleux et contradictoire, sur 19 votants, il  y a eu 12 pour le Non, 6 pour le Oui et une abstention », a-t-il indiqué avant d’ajouter « Ce non majoritaire devrait être confronté à celui des autres organisations membres du GPATE.

La Plateforme a décliné l’offre

Selon Abraham Dénis Yoraubat, président du Groupe de plaidoyer et d’actions pour une transparence électorale  (GPATE) que nous avons également joint au téléphone, hier, la plateforme a décliné l’offre d’intégrer la nouvelle Commission électorale. La raison ? Le déséquilibre dans la représentation, mais également la question de l’autonomie financière   de la structure. Le président a fait savoir qu’une correspondance, a cet effet, a été adressée au ministère de l’intérieur.

« On a voté sur le principe s’il faut oui ou non aller en l’état actuel des choses. On a décidé non ». Poursuivant, Abraham Yoroba précisera « Nous avons eu trois réunions. Si tu veux, je vais t’envoyer les PV de toutes ces réunions. On a eu réunion le 31 juillet, on a eu réunion le 20 août. On a eu réunion le 24 août, le Non l’a toujours emporté sur le principe de notre entrée à la CEI ».

Cette position n’est pas celle du président de l’APDH, une organisation membre du GPATE. Il soutient que la plateforme, à l’issue d’un vote, samedi dernier,  a décidé à la majorité de ses membres d’entrer dans la nouvelle commission électorale. « A l’issue de plusieurs votes qui se sont déroulés dans des conditions discutables, le collège des présidents réuni à la majorité des membres a décidé d’annuler la voix de deux organisations qui ne sont pas régulièrement membres conformément à nos statuts.

Après cette décision les résultats donnent de voir que la majorité des organisations membres ont opté pour le  oui », dira-t-il. Le président de l’APDH a confié qu’un courrier a été adressé au ministère de l’intérieur dans ce sens. «  Ainsi tirant les conséquences de cette situation, un courrier désignant le nom du représentant du GPATE  a été adressé au ministère de l’intérieur en forme et due forme », a-t-il indiqué.

Le président Néné Bi a expliqué que sur les sept organisations que comptent le GPATE , seulement cinq ont voté et sur les cinq, l’APDH et le RIDEF ont voté Non.

 

Des sources concordantes indiquent que c’est le nom du président de l’ADJl, Fernand Gauze qui a été communiqué.

 

César Ebrokié

 

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