Ouattara Gnonzié (Président du RPP) : “ On n’obtient pas la paix (…) en tripatouillant (…) la loi fondamentale“

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Ouattara Gnonzié, président du Rassemblement pour la paix, le progrès et le partage (Rpp) a affirmé ce samedi, au siège de son parti, à Abidjan Cocody qu’ “ on n’obtient pas la paix et la stabilité en tripatouillant tous les jours les textes de la République. Surtout la loi fondamentale“.

Une claire allusion à  d’Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat Ivoirien qui annoncé le 6 août dernier dans une interview radio-télévisée qu’il allait procéder à une nouvelle révision de la Constitution.

Le président du Rpp recevait, le prix d’’’Ambassadeur de la paix’’, une distinction attribuée par l’Ong ‘’Arche de la paix’’.

Ouattara Gnonzié en a profité pour dénoncer la politique du pouvoir en place qui selon lui, sabote la réconciliation nationale. Or, la “réconciliation nationale ne peut passer par pertes et profits. Elle est nécessaire. Elle est indispensable. Elle est obligatoire“, a-t-il insisté.

Parce que pour le président du Rpp,  “la réconciliation nationale est une des conditions sine qua none pour réussir et pacifier les perspectives électorale de 2020. Il est donc aisé de comprendre la forte inquiétude qui s’empare de nos compatriotes au fur et à mesure qu’approchent les échéances à venir“.

En outre, il a estimé que “nos gouvernants, en plus d’avoir renoncé à la réconciliation nationale, font encore mieux ou pire, c’est selon, en posant des actes et en ouvrant des chantiers dont l’objet vise essentiellement à perturber le climat politique et la cohésion sociale“. Ce qui se traduit selon lui, par des manœuvres de l’exécutif “pour imposer une série de lois, d’ordonnances, de décisions bref un train de législation qui réduit les espaces de liberté et de démocratie dont l’objet n’est rien d’autre que d’affaiblir l’opposition en la privant de ses droits majeurs :
la liberté d’expression et le droit de manifester
“.

C’est ainsi qu’a estimé l’ancien ministre de la communication du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo (décembre 2010 à avril 2011), “notre gouvernement qui a précipité de façon précoce et prématuré le pays en campagne électorale, envahit tous les jours nos villes et campagnes avec des sacs et des caisses de billets d’argent. Ils multiplient les meetings sur l’ensemble du territoire. Cependant ils les acceptent très peu pour ceux qui font des discours et des sons discordants et contradictoires“.

Pire que les interdictions, a-t-il poursuivi, on entend partout à l’intention des opposants, des menaces, des intimidations, des insultes, autant de choses et propos inacceptables, dans le monde d’aujourd’hui, même dans les pires dictatures“.

 

Coulibaly Zié Oumar

 

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