Ouverture du 18ème Agoa à Abidjan: Alassane Ouattara indique les prétentions de la Côte d’Ivoire

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Passer de plus de 1 milliard de dollars Us en 2019 à plus de 3,5 milliards de dollars Us à l’horizon 2025 d’exportation de produits éligibles à l’Agoa aux Etats Unis. C’est l’ambition du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, dans le cadre des exportations des produits ivoiriens aux Etats Unis. Il a exprimé ses prétentions, hier, lundi 5 août 2019, au palais des congrès de Sofitel hôtel ivoire, à Abidjan-Cocody, lors de la cérémonie officielle d’ouverture du 18ème forum de l’Agoa. La cérémonie a été marquée par la signature de déclaration conjointe de la Zone de libre échange continental (Zlec) entre l’Afrique et l’Union africaine (Ua).

Ce sont les filières du textile, des fruits, de la cajou, du miel et du karité qui, selon Alassane Ouattara, vont permettre à la Côte d’Ivoire d’atteindre l’objectif commercial qu’il s’est fixé. Pour ce faire il faut ,selon lui, identifier les voies et moyens pour booster les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et les Etats Unis. Alassane Ouattara reconnaît que beaucoup de défis restent à relever dans le but d’accroître les échanges entre les deux pays à savoir la diversification des produits échangés, l’amélioration des infrastructures, etc. Les initiatives après 2025, fin de l’Agoa, sont en outre, au dire d’Alassane Ouattara, nécessaires pour améliorer les échanges commerciaux. Il a rappelé que l’Agoa a permis d’accroître les échanges commerciaux en Côte d’Ivoire de plus de 70% de 2008 à 2013.

L’ambassadeur Robert Lighthizer, représentant américain au Commerce, pour sa part, n’a pas tari d’éloge à l’égard de l’Agoa. Cependant, il s’est réjoui de ce que le projet de la Zone de libre échange continental (Zlec) arrive à point nommé en ce sens qu’il va contribuer à une plus grande compétitivité des entreprises commerciales en Afrique. Il a promis contribuer à la réussite de la Zlec. Non sans songer à un nouveau paradigme des échanges entre l’Afrique et les Etats Unis.

Le commissaire en charge du commerce et de l’industrie de l’Union africaine (Ua), Albert Muchanga, est allé dans le même sens que Robert Lighthizer. Pour lui la Zlec devait prendre le relais de l’Agoa. Et être en phase avec l’Agenda 2063 de l’Ua.

Le ministre ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme, Souleymane Diarrassouba, a lui fait le bilan de l’Agoa en Côte d’Ivoire de 2000; 2008; 2015 et 2017. Qui sont respectivement de 28 milliards de dollars Us, 100 milliards $ Us, 36 milliards $ Us et 39 milliards $ Us. Ces chiffres, selon lui, sont en déça des capacités de la Côte d’Ivoire. Pourtant la Côte d’Ivoire, a-t-il révélé, est le 2ème pays client des Etats Unis au titre des exportations vers ce pays. Il n’a pas manqué de rappeler que la part du commerce africain dans le monde est de moins 3% en 2017.

Ce sont 36 sur 39 pays éligibles à l’Agoa qui prennent part à ce 18ème forum. Et 50 exposants de plus de 10 pays. La clôture de cette édition est prévue cet après midi au même endroit.  L’AGOA ou « African Growth Opportunities Act » (Agoa), Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique, loi américaine votée et promulguée en 2000 par le Congrès à l’initiative du président Bill Clinton permet aux pays d’Afrique au Sud du Sahara d’exporter sur le marché américain sans droit de douanes. Cette loi concerne plus de 6300 produits.

Cette 18ème édition qui a pour thème « l’AGOA et l’avenir : élaborer un nouveau paradigme commercial pour orienter le commerce et les investissements entre les Etats Unis et l’Afrique » se veut une fois encore, un cadre de coopération économique et commerciale entre les Etats Unis et les pays africains éligibles à l’Agoa.

 

Gomon Edmond

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