Dr. Natalia Kanem est déterminée à ne rien lâcher l'autonomie et le respect des filles et des femmes victimes d'injustices

Ouverture du CIPD à Nairobi : Dr. Natalia Kanem : “Depuis le Caire la mortalité maternelle à baissé de 44%“

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Dr. Natalia Kanem, directrice exécutive de l’Unfpa, a estimé ce matin à Nairobi au Kenya que « depuis le Caire, la mortalité maternelle a diminué de 44% dans le monde. Ce qui signifie que quatre millions de femmes sont aujourd’hui en vie et seraient autrement décédées pendant la  grossesse ou l’accouchement ».

En effet, au Caire en Egypte, il y a 25 ans (1994) les Etats avaient porté “une vision de la pleine égalité des femmes filles et des droits en matière de procréation pour tous“. Dr. Natalia Kanem, principale artisane de la célébration du 25è anniversaire de la conférence internationale sur la Population et le Développement (CIPD) du Caire ici  à Nairobi avec le Danemark et le Kenya, veut maintenir la flamme de cette vision de la CIPD qui selon elle  « est encore loin de la réalité et le voyage entamé il y a 25 ans au Caire est loin d’être terminé. Il est temps maintenant de terminer cette affaire inachevée ».

Selon elle, il ne faut pas se satisfaire des avancées qui sont certes justes de célébrer. Mais, a-t-elle mis en garde, « nous sommes venus à Nairobi parce que nous refusons d’accepter  les progrès satisfaisants. Nous insistons sur le fait qu’une promesse faite doit être une promesse tenue envers les filles, les femmes, les garçons et les hommes, envers tout le monde », a-t-elle déclaré.

En effet, la situation continue d’être catastrophique malgré les avancées. “En peu de temps que je suis monté sur ce podium, au moins 46 filles mineures ont été forcées de se marier. Dans ces quelques instants, d’innombrables personnes ont été abusées sexuellement. Blessés et traumatisés, ces victimes, ces survivants, ont plus de chances d’être honteux et blâmés que les auteurs qui les ont attaqués. Au cours de ces quelques instants, au moins trois femmes et filles sont décédées des complications de la grossesse entièrement évitables. Des vies coupées court, sans autre raison que notre incapacité collective à fournir les soins de santé dont elles ont besoin et qu’ils méritent, comme le droit de tout être humain“, a-t-elle dramatiquement égrené.

Pour la directrice exécutive de l’Unfpa, « les droits des femmes et des filles en matière de procréation ne peuvent être négociés. Et nous les protégerons et les respecterons.  Nous le ferons car les objectifs de développement durable en dépendent ».

C’est pourquoi, elle a exhorté les participants « à prendre en compte les intérêts de la fille dans les solutions que nous allons élaborer. Nous devons prendre ses intérêts dans les engagements et les décisions que nous allons annoncer à Nairobi dans les prochains jours ».

Selon elle, « la voie à suivre consiste à se concentrer sur un seul chiffre. Et ce chiffre pour l’Unfpa,  c’est le nombre zéro: zéro besoin non satisfait en contraception, zéro décès maternel évitable, zéro violence basée sur le sexe, zéro cas de mutilation génitale féminine et zéro fille mariée de force ».

Coulibaly Zié Oumar

Depuis Nairobi

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