Présidentielle du 31 octobre : Claude Gohourou (PECI) interpelle Alassane Ouattara

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Le président du Parti écologique de Côte d’Ivoire (PECI), Claude Gohourou a interpellé le chef de l’Etat sur le climat politique « délétère », le mardi 4 août, à une conférence de presse à la Bibliothèque nationale, sis au Plateau. Conférence à l’occasion de laquelle, il a annoncé que les Verts auront un candidat à la présidentielle d’octobre 2020.

Il a suggéré au chef de l’Etat de prendre une décision politique afin que Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro rentrent en Côte d’Ivoire au nom de la paix et de la réconciliation nationale. « En Côte d’Ivoire, il y a toujours eu un problème d’éligibilité pour certains acteurs politiques. A chaque fois, une décision politique a été prise pour décanter les choses », a-t-il soutenu. Avant d’ajouter « la paix passe par un dialogue politique entre Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et Alassane Ouattara ».

Claude Gohourou a renvoyé au 18 août sa position sur l’éventuel troisième mandat d’Alassane Ouattara. Sur la question, il a déploré le silence des experts rédacteurs de la Constitution qui pour lui devraient monter au créneau pour éclairer la lanterne des uns et des autres.

Le président du parti écologique de Côte d’Ivoire a annoncé qu’il est candidat à la candidature pour le compte du parti à la convention qui investira le choix des militants. « Au sortir de la rencontre du bureau politique, j’ai décidé d’être candidat à la candidature du parti, à la convention qui se tiendra le 18 août prochain », a-t-il avancé dans un tonnerre d’applaudissements.

Il a expliqué qu’ aujourd’hui plus qu’hier, la Côte d’Ivoire a besoin d’un écologiste à sa tête pour freiner, la disparition à un rythme effréné du couvert végétal pour redonner espoir aux générations futures. Le candidat à la candidature a soutenu que, les politiques qui se sont succédées n’ont jamais daigné accorder à la protection de la forêt l’importance qui sied. Au point où, de 16 millions d’hectares au lendemain des indépendances, le pays ne dispose désormais de 2 millions d’hectares. Poursuivant, il a indiqué que les impacts de la pollution sont palpables, mais, la réaction des gouvernants à cette situation est bien timide. « Il faut que l’homme soit au centre de la politique et que la préservation de l’environnement soit au cœur de l’action », a avancé le président du PECI. Il a demandé aux Ivoiriens de ne pas être des climato-sceptiques. Car, dira-t-il, les effets du changement climatique sont visibles. Entre autres conséquences évoqués, les variations des saisons de pluie avec des incidences sur la production agricole.

César Ebrokié

 

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