Relations internationales / G 7, G 8 et G 20 : quelles différences?

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Le G 20 vient de se terminer à Osaka et des chefs d’Etat se donnent déjà rendez-vous au G7 de Biarritz, à la fin août. N’est-ce pas redondant? Au-delà du débat sur l’utilité ou l’efficacité de ces forums, ils ont été conçus pour répondre à des défis différents.

L’histoire a commencé en 1974 avec un G5 informel composé des Etats-Unis, du Japon, du Royaume Uni, de la France et de l’Allemagne. L’objectif était de se coordonner face au premier choc pétrolier consécutif à la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes.

En 1975, il se transforme en G6 avec l’invitation de l’Italie au sommet de Rambouillet.

En 1976, à la demande de Washington et de Berlin, le Canada rejoint le groupe. Les sept pays les plus industrialisés de la planète forment alors le G7, qui invite également la Commission européenne.

En 1997, huit ans après la chute du communisme et six après la fin de l’URSS, la Russie rejoint le groupe.

L’objectif reste le même : échanger sur les défis en cours, coordonner si possible les politiques économiques et adresser des messages d’unité au reste du monde de la part de grands pays prêts à prendre leurs responsabilités.

En 1999, après plusieurs secousses affectant les pays les plus développés, le G7 décide de créer un G20 des ministres des Finances et des banques centrales pour favoriser le dialogue entre pays riches et pays émergents. Mais lorsque la crise financière de 2008 finit par concerner le monde entier, Nicolas Sarkozy et le Britannique Gordon Brown décident de le réunir au niveau des chefs d’Etat. Le G8 s’élargit à 11 autres grands pays, dont la Chine et l’Inde, et à la direction de l’Union européenne. L’addition de la richesse produite par les pays du G20 équivaut à presque 80% du PIB mondial. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une organisation de gouvernance mondiale, son objectif reste de rapprocher les points de vue et les pratiques de tous pour prévenir les crises économiques et favoriser le développement, en dehors du Conseil de sécurité de l’ONU dont les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto.

 

 

Koré Benjamin

Sources : JDD

 

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