Réponse du gouvernement relatif au COVID-19 : Le plaidoyer de la LIDHO pour la prise en compte des personnes déplacées

Vues: 130
Lecture: 2 minutes

La Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO) est initiatrice d’un « projet de plaidoyer pour l’inclusion des migrants, déplacés internes et frontaliers, dans le programme économique, social  et humanitaire de réponse COVID-19 ».Willy Neth, président par intérim de l’organisation et  Kounvolo Mamadou Coulibaly, chef de projet ont exposé l’initiative, à une conférence de presse, le jeudi 30 juillet, au siège la LIDHO, sis à Cocody.

Dr Kounvolo Coulibaly a expliqué qu’il s’agit pour l’organisation de défense des droits de l’homme d’amener le gouvernement à se pencher sur la situation des personnes déplacées, aussi en Côte d’Ivoire qu’en l’extérieur du pays du fait la pandémie à coronavirus. A cet égard, il a indiqué qu’en raison des mesures de confinement prises par l’Etat, certaines personnes sont restées bloquées pendant plusieurs mois à l’intérieur du pays ; d’autres bloquées à Abidjan. Situation qui relèvera-t-il, a provoqué de nombreux problèmes. Il s’agit entre autres de perte d’empois pour certain, blocage dans les affaires ainsi que l’endommagement de projet agricoles pour les agriculteurs. « Nous voulons faire comprendre que même sur le territoire, on peut se retrouver en difficulté », dira le chef de projet. Sur le cas des personnes déplacées à l’extérieur du pays, il a souligné les efforts du gouvernement. Toutefois, il a indiqué que ces efforts doivent être renforcés. « Lorsque les droits des personnes sont mises à mal, la LIDHO se sent interpellée. Elle est donc dans son rôle », ajoutera le conférencier.

Willy Neth a souligné qu’il ne s’agit pas pour la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme de prendre en charge les personnes concernées mais de plaider afin que les autorités étatiques se penchent sur cette situation. Aussi a-t-il fait savoir que l’organisation mettra l’accent sur la sensibilisation dans les media.

Une plateforme numérique, c’est-à-dire un site web a vu le jour où les Ivoiriens concernés pourront se faire enregistrées. En outre, les populations sont invitées à se rendre dans les sections locales de la LIDHO  pour se faire enregistrer.

César Ebrokié

Partager
commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *

0

Your Cart