Révision de la liste électorale à Bongouanou : Le Fédéral FPI dénonce une fraude et annonce une plainte 

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Le secrétaire général de la fédération FPI de Bongouanou, Bernard Kokora Diby dresse ici le bilan de le Révision de la liste électorale (RLE) dans sa localité. Il dénonce des irrégularités.  

Notre Voie : Comment se déroule l’enrôlement à Bongouanou ?

Bernard Kokora Diby : Dans l’ensemble, je peux dire que l’enrôlement se déroule bien. Partout, il y a l’engouement et la mobilisation.  Cependant, l’obtention des documents administratifs est difficile. Le vendredi dernier j’ai fait le tour  des sous-préfectures de N’Guessankro, Assié-Koumassi et Andé. La situation est partout la même. Les requérants ont déposé leurs papiers, mais l’obtention est lente au point que je me demande s’ils pourront se faire enrôler comme ils le souhaiter avant la clôture de l’opération, le 30 juin.

Quels sont ces documents administratifs?

Pour se faire établir un certificat de nationalité, les requérants doivent produire une photocopie de leur extrait d’acte de naissance et une photocopie de la carte nationale d’identité (CNI) qu’ils déposent à la sous-préfecture. Les agents sont chargés de traiter le dossier et l’acheminer à la justice de Bongouanou en vue de la délivrance du certificat de nationalité. Aujourd’hui, je ne sais pas si les sous-préfectures ont pu même traiter le tiers des dossiers reçus.

Qu’est-ce qui est à la base de la lenteur de la délivrance des documents ?

Ils ont parlé de problème de personnels, de difficultés matérielles qui selon les dires, sont liées au problème d’ordinateur. Ce même problème de lenteur dans le traitement des dossiers au niveau de la sous-préfecture existe également à la justice. Figurez-vous que le palais de justice de Bongouanou couvre deux grandes régions. Les régions du Moronou et de l’Iffou. Face à ces difficultés, notre souhait est que l’opération soit prorogée d’une semaine encore pour satisfaire le maximum de personnes.

Y-a-t-il des velléités de fraudes ?

Le RHDP est dans une logique de fraude. Alors que la transhumance électorale est interdite, il y a un responsable du RHDP, en l’occurrence Jacob Assoumgba qui organise de convoyage des populations des villages vers la commune.

Comment cela se passe-t-il ?

Selon les informations en notre possession, avant le démarrage de l’opération, le responsable du RHDP a dressé des listes de personnes inscrites dans les villages. Il a promis à ces personnes qui sont majoritairement des femmes de réaliser des projets pour eux. Aujourd’hui, il organise des convois pour transporter ces femmes pour se faire enrôler dans les bureaux de vote de Bongouanou. L’objectif visé est la préparation des élections locales à venir pour lesquelles pour lesquelles, Jacob Assoumgba compte être candidat.

Quels sont les villages concernés ?

Dans la sous-préfecture de N’Guessankro, il y a Agnaliessou, Kinimokro, N’Guessankro, Esuikro, Assié-Koumassi, Assié-Koyékro, Assié-Kokoré

Qu’en est-il des documents

Nous pensons que des certificats de résidence ont été produits en masse au commissariat de Bongouanou à la demande du RHDP. Les personnes convoyées sont orientées vers le commissariat où l’on leur délivre des certificats de résidence. Nous estimons à 400 voir 1000, le nombre de personnes qui ont ainsi quitté les villages pour se faire enrôler dans la commune. En réaction, nous avons saisi le préfet de région, nous avons saisi la représentation du Conseil national des droits de l’Homme ainsi que le commissariat de police.

Propos recueillis au téléphone  par César Ebrokié

 

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