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Roger Dakouri de retour d’exil : « Il y a un temps pour les palabres et un temps pour la paix »

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Roger Dakouri, l’ancien patron du syndicat des greffier, en exil au Ghana depuis 2011, a regagné la Côte d’Ivoire ce jeudi 26 septembre. Il donne, ici, les raisons de son retour.

notrevoienews.com : Qu’est-ce qui a provoqué le déclic pour que vous décidiez de rentrer au pays ?

Roger Dakouri : Vous savez qu’on est parti dans un contexte précis. On est parti avec les moyens de bord. Nous étions là-bas et la situation a évolué. Notamment, au travers de la déportation du président Laurent Gbagbo. Il faut appeler les choses par leurs noms. Cela a donc empiré les choses. L’analyse globale de la situation ne nous permettait pas  de nous déterminer. Mais en plus, on ne pouvait pas laisser le président Laurent Gbagbo en prison et revenir. Tous les éléments s’imbriquent. Les uns dans les autres, on ne pouvait pas venir. Le président Gbagbo ayant été acquitté depuis le 15 janvier 2019, libéré effectivement depuis le 1er février, nous avons encore analysé la situation. Le ministre Monnet a parlé tout à l’heure de la situation des enfants. On serait plus nombreux. Nous avons introduit un dossier auprès du gouvernement qui l’a accueilli favorablement. (…) Nous sommes venus parce que le président Laurent Gbagbo a été libéré. Il fait partie de ceux là qui impulse la réconciliation. Il est normal qu’on vienne pour dire à tout le monde qu’il y a un temps pour faire les palabres et il y a un temps pour faire la paix. Nous sommes déterminés parce que ce n’était pas aisé après neuf ans. On s’est dit, on va se jeter à l’eau et les autres nous regardent. C’est pourquoi nous croyons que le dossier des tout petits doit être examiné avec célérité par les autorités. D’autres parts il faut impulser la réconciliation de façon sensible afin que les Ivoiriens se déterminent. Au moment où je vous parle, on peut trouver 8000 Ivoiriens encore au Ghana. Nous sommes venus parce que nous voulons apporter notre part contributive à la réconciliation. Nous sommes venus parce que nous estimons que les autorités sont disposées à aller à la paix.

notrevoienew.com : Que comptez-vous faire concrètement pour la réconciliation ?

Roger Dakouri : Le fait qu’on vienne est déjà un acte majeur pour la réconciliation. On est parti ça fait neuf ans. On a peur quand on arrive à la frontière, Elibo qu’on voit notre pays, on a peur. Donc le fait de venir c’est un acte qui impulse la réconciliation (…)

notrevoienews.com : Vous arrivez dans un contexte électoral. Est-ce que vous n’avez pas d’inquiétudes ?

Roger Dakouri : Il y a un certain nombre d’agrégats qui poussent les gens à craindre. Mais nous pensons que les politiques que nous sommes, avons intérêt à éviter cette psychose en créant des conditions d’élections apaisées, transparentes. Nous venons du Ghana, effectivement dans l’atmosphère électorale, il y a des tensions mais les gens font triompher la démocratie.

 

Propos recueillis par César Ebrokié

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