Scrutin du 31 octobre: L’OIDH expose une étude sur le comportement des réseaux sociaux

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Une veille de scrutin fortement marquée par des allégations de fraudes; controverse autour de la participation; des tensions et des fakes news autour des responsables de l’opposition. Ce sont les trois tendances du projet de monitoring de la désinformation en ligne en période électorale initié par l’Observatoire ivoirien des droits de l’homme (OIDH) à la faveur du scrutin du 31 octobre. Yannick Anaky, coordonnateur du projet de lutte contre la désinformation a présenté les conclusions de ce monitoring, le mardi 16 novembre, à une conférence de presse, au siège de l’organisation, à la Riviera.

L’OIDH soutient que le scrutin du 31 octobre a été polarisé par une profusion de fausses informations dont les principales tendances ont été marquées par des rumeurs, des allégations  de fraude et des tentatives de dissuasion de vote. « Ces intox de plus en plus virales sur les réseaux sociaux visaient en partie à entacher le bon déroulement et la crédibilité du scrutin », a indiqué Yannick Anaky. Entre autres cas relevés, un tweet contrefait attribué à l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, liée à la pandémie de la COVID-19, qui a largement circulé sur les réseaux sociaux. Il faisait état de ce que la France s’opposait au vote pour des raisons de santé. En outre, un autre message attribué à Guillaume Soro dans lequel, il déclarait « Pas de troisième mandat en Côte d’Ivoire, à tout à l’heure ». Une folle rumeur s’en est suivi qui a fait croire que Guillaume Soro était en Côte d’Ivoire.

Sur la participation, l’OIDH a relevé qu’ « un grand nombre d’images sur les réseaux sociaux dont certaines vantaient la mobilisation des électeurs dans les localités et les bureaux de vote étaient contextuellement incorrectes. C’est le cas d’une image tendant à présenter de la commune de Yopougon devant un collège dénommé Anador, situé à Abobo ».

Au chapitre des fake news au sujet des responsables de l’opposition, Yannick  Anacky a évoqué la nouvelle de l’arrestation du président Bédié et son transfèrement à Korhogo et la mort de Pascal Affi N’Guessan.

Le coordonnateur du projet estime au regard de la situation ci-dessus exposée qu’un dialogue nécessaire et franc s’impose. Aussi l’OIDH a-t-il recommandé à l’Etat de garantir un accès équitable aux médias publics à l’ensemble des sensibilités politiques.

 

                                                      César Ebokié

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