Les officielles après la cérémonie d'ouverture de l'atelier sur la réduction des pertes post récolte

Sécurité alimentaire : Des experts réfléchissent sur  la réduction de la perte post récolte en Afrique

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Comment réduire les pertes post récolte en Afrique ? C’est le sens de l’atelier international qui a débuté ce matin à Abidjan sur le thème : “Investir dans les bonnes pratiques et les technologies innovantes pour réduire les pertes après récolte et contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et la nutrition”.

Une rencontre voulue par le Centre d’excellence régional contre la faim et la malnutrition (Cerfam), le gouvernement ivoirien, le Centre d’excellence contre la faim de la Chine et présidée par Daniel Kablan Duncan, Vice-président de la Côte d’Ivoire.

Les discussions ont porté, entre autres, sur les bonnes pratiques pour faire avancer la mise en oeuvre du 2ème Objectif du développement durable (ODD2) des Nations Unies. C’est à juste titre que le directeur de la Coopération et des Organisations internationale du ministère chinois de l’Agriculture, Wu Lifeng, lors des communications, a expliqué, entre autres, le système de distribution des aliments dans son pays qui a été réformé en vue de réduire considérablement les pertes post récolte. Ainsi que l’amélioration du système foncier, l’accès des producteurs aux terres et aux crédits, etc. Il a reconnu l’appui considérable du Programme alimentaire mondial (Pam) à la Chine.

La représentante de la Commissaire de l’Union africaine chargée de l’Agriculture et de l’économie rurale, Mme Josephine Kala, pour sa part, a annoncé la nécessité d’investir dans l’irrigation, l’usage de l’engrais, l’amélioration de l’accès au marché, l’usage optimum des Ntic pour améliorer la gestion des terres et des eaux, etc. “La perte de nourriture est critique en Afrique. C’est pour cela il faut agir vite”, a-t-elle exhorté.

A l’en croire, il faut atteindre la réduction de 50% des pertes post récolte d’ici 2025 en Afrique. Non sans rappeler qu’environ ⅓ de la nourriture dans le monde est gaspillé par an. “Les pertes post récolte exacerbent l’insécurité alimentaire”, a-t-elle déploré. C’est dans ces conditions que les chefs d’Etat en 2014, a-t-elle dit, ont lancé l’appel de Malabo en vue de lutter contre les pertes post récolte. Josephine Kala a rassuré que la Commission de l’Union africaine a élaboré une stratégie de gestion des pertes post récolte.

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, Kablan Duncan a avoué que 23% de la population ivoirienne est victime d’insécurité alimentaire et 21% de sous alimentation. Et que 3,3% des enfants de moins de 5 ans sont malnutris. La perte post récolte, selon lui, est compris entre 20% et 40% en Côte d’Ivoire. C’est à juste titre qu’il a énuméré les initiatives entreprises par l’Etat ivoirien pour la sécurité alimentaire. Entre autres, le Programme national d’investissement agricole 1 (Pnia 1) de 2012 à 2016 et Pnia 2 de 2020 à 2025 qui a un coût respectif de 4 milliards de dollars Us et 21,6 milliards de dollars Us. Le Pnia, a-t-il ajouté, comprend des volets relatifs aux innovations technologiques.

Le directeur du Cerfam, Issa Sanogo, est convaincu que la lutte contre la perte post récolte est à la porté de son institution et des acteurs. Mais il sollicite la contribution des partenaires.

L’atelier prend fin ce dimanche 24 novembre 2019. Le Cerfam est une plateforme d’échanges, de partenariat et de coopération, qui permet aux pays en développement d’avoir accès à la meilleure expertise disponible pour soutenir dans leurs efforts de progrès vers la mise en oeuvre des ODD2.

Gomon Edmond

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