Situation socio-politique: Affi met  en garde Ouattara

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Faire d’Amadou Gon son successeur à la tête de l’Etat, en 2020. Ce projet d’Alassane Ouattara n’est pas nouveau. L’homme a beau caché son jeu, tous les observateurs avertis savent que le chef de l’Etat a, à cœur de positionner son homme de confiance  le Premier ministre Gon, en octobre 2020. La sortie de Pascal Affi N’Guessan, le samedi 25 janvier, à la cérémonie de présentation  de vœux de militants du parti, est l’expression de la volonté et la détermination du chef de file de l’opposition d’en découdre avec le parti au pouvoir, en vue de l’alternance politique. « La CEI doit être réformée. Qu’elle épouse les standards internationaux pour garantir des élections libres et transparentes. Lorsque l’on voit combien de fois ils s’acharnent sur Soro Guillaume parce que sa candidature va leur faire perdre des voix au Nord, comment penser qu’ils ne mettront pas tout en œuvre pour utiliser toutes les institutions chargées des élections pour frauder en 2020! Donc, ou les élections sont faites de façon transparente avec une CEI qui inspire confiance à tous, ou alors nous serons tous dans la rue ou en prison pour qu’Alassane Ouattara installe Amadou Gon Coulibaly comme président de la République », a martelé le président du Front populaire ivoirien (FPI), qui a insisté sur le fait que son n’entend pas du tout laisser faire le pouvoir. « Mais nous n’assisterons pas, impassibles comme des moutons, et laisser Alassane Ouattara aller installer frauduleusement Amadou Gon comme président de la République de Côte d’Ivoire contre la volonté des Ivoiriens ».

Affi N’Guessan a voulu mettre en garde contre toute intention de hold up électoral. En effet, l’attitude du pouvoir sur certaines questions cruciales, en rapport avec les élections, a fini par convaincre sur ses intentions. Aussi bien les responsables du Front populaire ivoirien que ceux des autres partis de l’opposition pensent que le régime Ouattara prépare un passage en force. Les récents développements de l’actualité avec l’emprisonnement des députés de Nation, proches de Guillaume, candidat déclaré à la présidentielle de 2020 n’ont fait que conforter cette posture.

 

César Ebrokié

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