Situation socio-politique: Anaky Kobénan inquiet  

Vues: 232
Lecture: 3 minutes

Innocent Anaky Kobénan, président fondateur du Mouvement des forces d’avenir (Mfa), une formation aujourd’hui à trois têtes, a attiré l’attention de l’opinion sur les risques que court la Côte d’Ivoire, en 2020.

Invité à la tribune du « Fauteuil blanc du nouveau Réveil », ce mardi 20 août, il a livré son analyse de la situation socio-politique nationale. Sur le feu roulant des questions des journalistes, pendant près de 90 min, il s’est prononcé sur « La Côte d’Ivoire de 2000 à 2019 : état des lieux et vision des élections présidentielles ».

Le leader du Mfa s’est voulu clair sur la configuration de l’atmosphère qui prévaut en ce moment. « Nous allons nous retrouver en période électorale avec deux blocs. Le bloc Rhdp qui est convaincu qu’il est désormais majoritaire en Côte d’Ivoire, alors que ce n’est pas le cas. Et puis le bloc Pdci et Fpi et leurs alliés qui lui sait qu’il est désormais majoritaire en Côte d’Ivoire.

Nous allons inéluctablement vers l’affrontement », a-t-il affirmé. Anaky Kobenan ne cache pas ses appréhensions face à cette configuration des choses ! « Nous risquons des affrontements pires que ce que nous avons connues en 2010 », a-t-il poursuivi.

L’invité du Fauteuil blanc du Nouveau Réveil a martelé à maintes reprises qu’Alassane Ouattara et le Rhdp foncent tout droit dans le mur. « Ce n’est pas parce que tu as coupé la tête d’un roi dans un village que tu as avec toi, tout le village ». A cet égard, il a indiqué que les déclarations selon lesquelles, « tout est bouclé, tout est géré », sont symptomatiques de l’état d’esprit des dignitaires actuels.

Comme beaucoup d’observateurs, le patron du Mouvement des forces d’Avenir estime que dès lors où le Pdci et les Fpi, deux grandes formations de l’échiquier politique se mettent ensemble, il n’y a pas d’issu pour le Rdr et ses partis satellites qui forment aujourd’hui, le Rhdp. « S’ils disent qu’ils vont gagner, c’est forcément par la force », a-t-il avancé. Et de prévenir qu’une telle aventure, en 2020, est vouée à l’échec. « Personne ne peut gagner par la force », a-t-il fait savoir.

Et d’ajouter qu’en 2020, ce n’est pas la victoire à tout prix qui est importante, mais la lutte pour des conditions d’élections transparentes qui importante.

L’ancien ministre des transports a soutenu que le parti démocratique de Côte d’Ivoire a un rôle capital à jouer en 2020. Pourvu a-t-il dit, que cette formation ne soit engluée dans les mauvaises pratiques.

Sur l’union au sein de l’opposition, le président fondateur du Mfa a expliqué qu’il y a deux blocs. Celui du Pdci initié par le président Bédié et l’Eds auquel appartient sa formation. Selon lui, les conditions de la collaboration sont déjà là. Il suffit que la chose soit lancée pour que les automatismes se mettent en route. Anaky Kobénan a reconnu toutefois que l’opposition n’a pas toujours su s’unir.

Evoquant les rapports de sa formation avec ses ex-alliés du pouvoir, le président Anaky a dénoncé un manquant criant de démocratie chez Alassane Ouattara. « Le Rdr n’est pas un parti de débat. Nous sommes en 2019, peut-être qu’Alassane Ouattara n’a pas mis cinq fois les pieds à la rue Lepic , au siège du Rdr », a-t-il dit.

Enfin sur la sortie du président de la commission de l’union africaine relativement à la Cei, l’invité du Nouveau Réveil a fait remarquer que celle-ci n’était pas à propos, car la requête de la réforme de la commission électorale indépendante (CEI) est une affaire de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

Ont assisté aux échanges, des responsables du Pdci ainsi que certaines personnalités de la dissidence du FPI.

                                                         César Ebrokié    

 

 

Partager
commentaires: 0

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués avec *

0

Your Cart