Situation sociopolitique César Moquet Flan (politicologue): ” Le dialogue aurait pu se faire plutôt”

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Le Centre de recherche politique d’Abidjan (CRPA) a organisé un séminaire de formation sur les violences électorales à la l’intention des jeunes leaders, le samedi 14 novembre à l’hôtel Rose Blanche. César Moquet Flan se prononce, ici, sur la situation sociopolitique.

Notre Voie: Une formation sur les violences électorales après le scrutin controversé du 31 octobre. N’est-ce pas une initiative tardive ?

César Moquet Flan : On ne peut pas dire qu’il est trop tard. Le cycle électoral vient de commencer. Il y a d’autres élections qui vont suivre. On peut regretter le fait que les élections présidentielles se soient caractérisées par ces affrontements, toute cette perturbation qu’ on a connu. Mais pour attirer l’attention des uns et des autres en vue de faire régner la paix, c’est toujours pertinent.

Quelle est justement votre analyse sur la situation sociopolitique ?

Je ne vais pas chercher à incriminer, mais on peut se rendre compte que le dialogue qui commence maintenant aurait pu se faire plutôt. Si tout le monde convient que le dialogue est la voie de sortie de crise, cela signifie qu’ on aurait pu faire l’économie de tous ses morts. Donc je salue cette initiative. Et j’espère que le dialogue qui s’ ouvre va prendre en compte les préoccupations de sorte à pouvoir régler de façon durable cette problématique liée à la paix sociale par les élections.

Pensez-vous que ce dialogue peut aboutir à quelque chose ?

On peut se poser cette question. Il y a des éléments nouveaux qui sont entrés en ligne de compte. L’évolution de la politique et l’évolution de la situation sociopolitique doivent amener chacun à prendre en compte la nécessité d’une paix durable en Côte d’Ivoire. Je fais allusion également à cette épreuve de force entre le pouvoir et l’opposition qui a failli fait faire déraper les choses. A cela , il faut ajouter la réconfiguration du pays politique.

L’immaturité démocratique est-elle en cause ici?

Bien sûr. L’immaturité de la démocratie liée à une question d’éducation. Le manque d’éducation citoyenne favorise les affrontements communautaires. Il y a les questions sociales qui influencent cette aspect. On ne peut traiter la question de la démocratie de façon isolée. Il faut toujours le mettre en lien avec l’éducation.

Qu’attendez-vous des jeunes leaders au sortir de ce séminaire ?

Nous avons rassemblé des jeunes de différentes structures. Partis politiques, organisations de la société civile pour créer un effet de pierre jetée dans l’eau. De sorte qu’ils puissent influencer leur environnement. Ils sont une vingtaine de jeunes participants au séminaire, “jeunes vecteurs de paix, par une participation positive aux élections 2020-2021”. Nous attendons qu’ils impactent leur environnement.

Propos recueillis par César Ebrokié

 

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