Société civile ivoirienne: La Crise ouverte à l’APDH

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L’on savait que l’entente n’était plus de mise entre les membres de l’Action pour la protection des droits de l’Homme (APDH) depuis la polémique autour de la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI). Désormais, la crise a éclaté au grand jour. Au cours d’une conférence de presse, le mardi, au siège de l’organisation, à Adjamé, Dr Arsène Nené Bi, le président de l’APDH a accusé certain membres  du conseil d’administration, en  l’occurrence Fallé Theya de concocter un putsch contre lui.  « J’ai tenu à faire cette conférence de presse après avoir reçu copie d’une invitation à participer à une prétendue réunion du conseil d’administration (CA) prévue le 29 Février 2020 pour le compte d’un certain mandat 2017-2020 n’ayant jamais existé. Comment osent-ils faire déplacer des pères et mères de famille de plusieurs villes du pays pour une réunion du CA prétendument et machiavéliquement présentée comme une réunion au titre du mandat 2017-2020 (mandat inexistant), avec un ordre du jour déjà adopté et non un projet d’ordre du jour marqué au coin de l’étonnement », s’est-il interrogé d’entrée de jeu.

Arsène Néné Bi a expliqué que conformément aux textes, notamment les articles 24 et 12 du règlement intérieur  et  à la pratique, la reforme du bureau exécutif national  est l’affaire du président.  Il appartient ensuite au conseil d’administration d’investir collectivement tous les personnes ainsi désignées. A cet égard, il a indiqué avoir procédé à la formation deux bureaux qui ont été successivement simplement investis par le conseil d’administration au cours d’une réunion, sans que celui-ci n’ait à se prononcer sur l’acceptation d’un nouveau membre ou le départ d’un ancien membre du bureau. « Curieusement, je note que dans une correspondance à moi adressée par l’actuel président du CA le jour même de la modification du bureau intervenue en date du 18 février dernier, ce dernier écrivait que le nouveau bureau sera effectif après une réunion du conseil d’administration. Etrange affirmation d’autant plus que mes deux précédents bureaux ont effectivement commencé à fonctionner avant que le CA ne vienne simplement se borner à constater ces nouveaux membres puis procéder à leur investiture », a-t-il fait remarquer. Le président de l’Action pour la protection des droits de l’homme soutient que la réunion organisée le 29 février par le conseil d’administration, à laquelle il n’a pas pris part, n’est rien d’autres qu’une apposition à la récente modification du bureau. « L’idée du vrai rédacteur connu  et qui se cache derrière le PCA, est d’empêcher et s’opposer à la modification de mon bureau déjà effectué. Et pour cause, j’ai simplement écarté de mon bureau deux dames qu’il manipule à souhait pour empêcher le fonctionnement normal de mon bureau ou signer des correspondances en mes lieux et place, sans que je ne sois tenu informé de ces agissements d’un autre siècle », dira-t-il.

L’enseignant à l’université de Bouaké a fait cas de chantage et de pressions exercées par Fallé Theya, membre du conseil d’administration, par ailleurs membre fondateur de l’APDH depuis la désignation de M.Gauze à la CEI au nom du GPATE et de l’APDH. C’est le lieu de rappeler que l’APDH en interne a estimé que la mouture de la CEI n’est pas conforme à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP). Mais Arsène N   éné Bi, le président de l’APDH a signé avec le GPATE, un groupement d’Ong, la correspondance désignant un représentant commun à la CEI : « Le sieur FALLE n’a pas manqué de me supplier  à cette époque d’accepter de me faire sanctionner. Les membres du CA présents lors de cette réunion du 19 octobre 2019 se souviendront des 3 heures de vaine tentative tendant à me faire accepter une éventuelle sanction. A cela, s’ajoute sa tentative désespérée de me faire accepter le résultat du vote malgré la non obtention du quorum de 2/3 exigé, et ce dans le parking des 80 logements à Adjamé. Qui plus est, le PCA, certainement en mission tenta désespérément de me faire signer une décision de justice écrite par un véritable expérimenté en la matière. Ce que je refusai de façon responsable non sans réitérer que j’assumais pleinement la désignation de M. Gauze au sein de la Commission centrale de la CEI, non sans manquer de préciser que M. Fallé en était le véritable rédacteur. Et comme à son habitude, il n’a pas manqué de nier ce fait, agissant toujours de façon irresponsable, en assumant pas publiquement des faits téléguidés par lui… », a-t-il expliqué. Le conférencier a annoncé qu’il va saisir la justice pour dénoncer ces manigances.

Joint au téléphone pour avoir sa réaction, Fallé Theya s’est refusé à tout commentaire. Cependant certains membres de l’organisation  accusent le président d’être lui-même à la base de cette situation pour être allé contre la décision de l’APDH.

Selon Néné Bi, les organisateurs de rencontres du 29 s’apprêtent à organiser un  congrès. Pour contre-attaquer, il a lui-aussi saisi la justice. Que nous réserve l’avenir ?

César Ebrokié

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